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20 mars 2017

Jamais sans mon vélo électrique

L’usage de l’e-bike se généralise. En fonction du modèle, il est utilisé pour les trajets quotidiens, le transport des enfants ou la pratique d’une activité sportive.

Jamais sans mon vélo électrique
Anouk Delarue est conquise: elle ne saurait plus se passer de son vélo électrique.

Anouk Delarue, la pendulaire

Anouk Delarue
Anouk Delarue

«Cela fait dix ans que mon mari et moi avons adopté le vélo électrique. C’est à nos enfants que nous devons cette petite révolution. A l’époque, nous avions besoin d’un moyen de transport pour les amener à la crèche. Munis d’une petite remorque pour enfants à l’arrière, nos vélos nous permettaient de nous déplacer avec une grande flexibilité. Très vite, nous sommes devenus de vrais fans. Ecologique, pratique et plus rapide qu’une voiture en ville aux heures de pointe, ils ne présentent pour nous que des avantages. Nous habitons en banlieue de Genève, à Versoix, et nous nous rendons tous les jours aux Pâquis où nous tenons un restaurant.

Avec les allers-retours quotidiens entre la maison et le travail, les kilomètres défilent sur le compteur. Je parcours en moyenne 22 kilomètres et mon mari 44 kilomètres. C’est pourquoi nous avons pris l’habitude de recharger nos engins tous les soirs, même lorsque la batterie n’est qu’à moitié vide.

Nous n’étions à la base pas de grands sportifs mais l’e-bike nous a réconciliés avec les deux-roues. C’est bien simple, notre vie a changé depuis que nous avons ces vélos. Nous explorons de nouveaux coins, nous faisons du sport. C’est fabuleux pour la tête et pour le corps.»

Fritz Kurt, le sportif

Fritz Kurt
Fritz Kurt

«Ma femme et moi sommes passés au VTT électrique en 2011. Ainsi, même sans un entraînement particulier, nous pouvons parcourir les routes de montagne et prenons un immense plaisir à parcourir le Jura ou le Valais. Lorsque nous côtoyons des cyclistes utilisant des vélos «normaux», mon moteur fait rarement l’unanimité. Les réfractaires sont plutôt des personnes de mon âge. Mon aisance sur les longs trajets en l’absence d’entraînement long et pénible les contrarie un peu…

Certains cyclistes craignent que le VTT électrique ne soit la source de conflits avec les randonneurs. Or, c’est l’attitude, davantage que la présence ou non d’un moteur sur le vélo qui peut engendrer des problèmes. Il suffit de bien se comporter. Mon VTT électrique pèse environ 10 kg de plus qu’un modèle classique. Lorsqu’il faut le pousser à pied, l’assistance intégrée apporte un soutien précieux.»

Jeffrey Koenigs, le père de famille

Jeffrey Koenigs
Jeffrey Koenigs

«J’utilise souvent la remorque pour transporter mon plus jeune fils, âgé de 2 ans. Cette dernière et son passager pèsent environ 30 kg au total. En l’absence d’assistance électrique, ce poids m’aurait découragé. J’ai opté pour un VTT muni d’une assistance au pédalage allant jusqu’à 25 kilomètres-heure, qui me permet également d’être à l’aise sur les routes de montagne.

Durant la belle saison, nous partons souvent à vélo pendant les week-ends. Nous pouvons atteindre des endroits situés en pleine nature, auxquels nous n’aurions pas accès en voiture en raison des interdictions de circulation. Où que nous allions, nous sommes toujours certains de trouver une place de parking. L’aventure commence dès le pas de la porte, sans attendre la descente de voiture.»

Käthi Klaus, la retraitée

Käthi Klaus,
Käthi Klaus,

«Mon mari et moi avons toujours été des cyclistes passionnés. Nous prenons un réel plaisir à partir en exploration à deux sur nos vélos, notamment parce que cela nous permet de profiter pleinement de la nature. Avant, nous avions suffisamment de forces et d’énergie pour parcourir les chemins de montagne. Mais, petit à petit, nous sommes passés aux terrains plats. Depuis deux ans, nous avons opté pour des e-bike,et nos trajets ont retrouvé toute leur diversité, car nous n’avons plus à craindre les côtes importantes. Nous aimons partir à la découverte des routes de Suisse romande et, par exemple, traverser la vallée de Joux ou nous rendre à La Brévine. Nous rechargeons les batteries chaque soir et parcourons ainsi une distance de 60 km par jour, avec des sacs pleins et de nombreuses montées.»

Auteur: Andrea Freiermuth, Estelle Dorsaz

Photographe: Paolo Dutto