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20 février 2017

«Je suis arrivé à 90 ans sur un petit nuage»

Bernard Erb pratique le taï chi depuis dix-sept ans. Cette discipline lui apporte autant de bienfaits au niveau physique que mental, et n’a toujours pas fini de l’émerveiller.

Un jeune homme en train de faire du taï chi dans la nature
La pratique régulière du taï chi est bénéfique tant au corps qu’à l’esprit (photo: Istock).
Portrait de Bernard Erb, retraité
Bernard Erb, retraité

Si je suis là en pleine forme aujourd’hui, ce n’est pas par hasard», assure Bernard Erb, les yeux pétillants. Le secret de ce fringant nonagénaire vaudois? La pratique régulière du taï chi depuis dix-sept ans. «J’ai vécu une enfance et une adolescence très difficiles et durant des dizaines d’années, j’ai marché un peu penché.

J’avais comme une poubelle de désespoir, terriblement douloureuse, accrochée sur le dos.»

Une métamorphose complète

C’est l’une de ses deux filles, ostéopathe, qui entame le processus de soins qui permettra à Bernard Erb d’aller de l’avant: «Au fur et à mesure des nœuds dénoués, qui ont dissipé mes blocages, et des émotions enfin exprimées en sanglots, j’ai peu à peu déposé mon fardeau. Cela tient du miracle.»

Les séances de taï chi lui ont permis de compléter cette métamorphose: «J’ai accompagné mon fils, qui désirait découvrir cette pratique.

La première année, j’ai eu beaucoup de mal à prendre les treize postures, mais j’ai persévéré. Et soudain, j’ai senti que j’avais un meilleur maintien,

que quelque chose changeait, et j’ai continué. Je peux vous dire que question équilibre et mental, c’est fabuleux! Je suis ainsi arrivé à 90 ans sur un petit nuage.»

Alimentation végétarienne et exercices physiques

Souvent «un peu rouillé» lors du réveil, Bernard Erb commence chaque journée par une demi-heure d’exercices physiques. Puis il se prépare une crème Budwig. Il favorise également une alimentation végétarienne, «mais sans excès, pour ne pas me couper de précieuses relations sociales».

Quinoa, riz complet et sarrasin occupent une place de choix dans sa cuisine, à côté des légumes et des fruits. Mais son péché mignon, ce sont les tisanes de thym, qu’il déguste avec ravissement depuis cinquante ans: «Un copain m’a dit qu’il faudrait que je varie, mais je n’y arrive pas:

j’adore cette saveur fraîche et parfumée, et le thym a tant de vertus!»

Quant au taï chi, il l’exerce chaque semaine en suivant les cours donnés par Nicole Henriod chez Pro Senectute: «Quand je vois des jeunes qui débutent, je me dis qu’ils ont beaucoup de chance d’avoir de nombreuses années devant eux pour s’adonner à cette technique.

Pour ma part, je vais continuer à en faire tant que je peux: j’ai encore tellement de choses à découvrir!»

Auteur: Véronique Kipfer