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10 février 2014

Julien Taramarcaz: l'as du cyclo-cross

Champion de cyclo-cross et ambassadeur de Micarna, le Valaisan Julien Taramarcaz s’entraîne d’arrache-pied pour rester au plus haut niveau.

Julien Taramarcaz
Le Valaisan Julien Taramarcaz s'entraîne tous les jours dans des terrains accidentés.

La plus belle victoire de Julien Taramarcaz? Son premier titre de champion suisse de cyclo-cross, remporté en janvier 2012. «Personne ne s’y attendait: j’ai réussi à battre deux favoris. C’est cette victoire qui a lancé mon palmarès chez les pros.» Il réitère l’exploit en 2013, avant de perdre son maillot il y a quelques semaines. «Ce n’est pas plus mal, ça va me donner un coup de pied au derrière pour la suite, sourit-il, serein. Je compte bien récupérer mon titre l’an prochain!»

Il est comme ça, Julien Taramarcaz! Tenace, mais décontracté. Pugnace, sans se monter le bourrichon. Toujours prêt à pimenter d’une pincée d’humour la discussion et cultivant ce côté bon vivant propre à nombre de Valaisans.

«J’ai commencé le vélo enfant, pour m’amuser. Ou, comme dirait ma maman, pour canaliser mon énergie...» C’est ainsi qu’il se lance sur les chemins avec son oncle, et aussi avec des copains. «J’ai rapidement attrapé le virus. J’ai participé à mes premières compétitions à l’âge de 12-13 ans.» Oscillant longtemps entre le cyclo-cross, la route et le VTT, il se distingue surtout dans la première catégorie, en remportant un titre de champion d’Europe junior en 2004, puis de vice-champion du monde en 2005. «Quand je suis passé pro, c’est donc assez naturellement que j’ai opté pour cette discipline.»

Depuis 2010, le Valaisan est également membre de la Goodwill Team de Micarna. Intervenant sur l’invitation de l’entreprise – qui attache beaucoup d’importance à la santé de ses salariés – lors d’événements marketing ou se prêtant à des tournois de uni-hockey opposant collaborateurs et sportifs d’élite. «La plupart des sponsors proposent un échange financier, souligne Julien Taramarcaz. Avec Micarna, c’est beaucoup plus familial!»

Une journée dans la vie de Julien Taramarcaz

9 h petit-déjeuner vitaminé

Julien Taramarcaz
Julien Taramarcaz privilégie une alimentation saine.

«Chaque matin, je me prépare mon bircher maison, que je complète avec un peu de jambon, pour les protéines. Je mange ensuite très peu à midi. En revanche, le soir, j’aime bien prendre le temps de cuisiner. Il m’arrive certains jours de faire un footing avant mon petit-déjeuner.»

10 h sur les chemins

Julien Taramarcaz
Tous les jours à vélo!

«Ce qui me plaît avec le cyclo-cross, c’est que ça se pratique l’hiver. Principalement sur des terrains accidentés, dans des prés ou des bois. Il y a de nombreux obstacles à franchir et souvent il faut même porter le vélo. Je roule tous les matins pendant deux ou trois heures, c’est la base de mon entraînement.»

13 h 30 visite au domaine

Julien Taramarcaz
Sur le domaine de sa famille.

«Si je m’écoutais, j’irais travailler tous les jours au domaine arboricole de ma famille. Malheureusement, ce n’est pas vraiment conciliable avec mon activité de sportif d’élite. Quand j’étais petit, je voulais devenir agriculteur. Le vélo a petit à petit pris le dessus. Mais une fois que ma carrière sera terminée, je sais ce que je ferai!»

14 h 30 la minute gourmande

Julien Taramarcaz
De retour à la maison, Julien Taramarcaz analyse ses résultats.

«En rentrant de ma course quotidienne à vélo, je me contente en général d’un bout de chocolat, que je grignote en analysant les données de mon entraînement, comme la vitesse et le rythme cardiaque. Je ne suis pas vraiment un bec à bonbons, mais je résiste difficilement au chocolat! J’essaie d’en manger du noir, histoire de moins culpabiliser...»

15 h et un, et deux, et trois…

Julien Taramarcaz
Toujours prêt à épater sa chatte «Duchesse».

«L’après-midi, je m’entraîne chez moi, dans mon salon. J’enchaîne quelques exercices de renforcement musculaire. Ma chatte «Duchesse» me tient compagnie. Elle a 8 mois et c’est une peste: elle n’écoute rien, elle monte même sur la table à manger...»

16 h 30 aux petits soins

Julien Taramarcaz
Julien Taramarcaz sait chouchouter sa petite reine.

«On nous dit tout le temps qu’un vélo, c’est comme un cheval: il faudrait chaque jour en prendre soin. En pratique, c’est plutôt une fois par semaine: j’huile la chaîne, je pose un nouveau boyau. J’aime bien faire les réparations moi-même, cela m’oblige à avoir quelques notions de mécanique.»

© Migros Magazine – Tania Araman

Auteur: Tania Araman