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29 février 2016

Jurez, c’est bon pour la santé

Le saviez-vous? La chronique d'Isabelle Kottelat.

Le saviez-vous? La chronique d'Isabelle Kottelat.

Il y avait déjà le yoga ou la méditation de pleine conscience pour apprendre à observer notre humeur avec bienveillance. Bien. Si ce calme dégoulinant vous colle aux dents, il y a l’extrême inverse aussi. Tout envoyer balader! C’est du sérieux: la «Fuck it therapy», ou thérapie du «rien à foutre», a été inventée par un Anglais pas flegmatique, John Parkin. Il a mis au point une philosophie à déguster en livre, en stages, en retraites: vivez davantage, inquiétez-vous moins, selon le slogan.

Le principe est simple: au lieu de vous répéter «je dois», «il faut», «lâcher prise», hurlez du fond du cœur à tout ce qui vous angoisse «Fuck it!» Montée d’adrénaline et transgression des interdits assurent un retour au calme.

On le savait déjà: jurer, insulter les autres conducteurs, tout seul, bien sagement protégé par l’habitacle de sa voiture, ça fait du bien. La «Fuck it therapy» en reprend les vertus pour proposer des séances collectives.

Rien de nouveau en fait: une équipe de chercheurs à l’Université de Keele, en Angleterre, dont fait partie le psychologue Richard Stevens, a démontré le bienfait des jurons pour soulager la douleur. Avec une expérience où des volontaires plongeaient la main dans un seau d’eau glacée. Ceux qui sortaient les plus gros mots tenaient le plus longtemps! L’effet anesthésiant est toutefois moindre pour ceux qui abusent déjà des insanités au quotidien.

Texte © Migros Magazine – Isabelle Kottelat

Auteur: Isabelle Kottelat