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21 janvier 2013

L’ambassadrice du rouler vert

L’autonomie de la Prius en mode tout électrique passe de 2 à 25 kilomètres.

Toyota Prius Plug-in vue de profil sur un fond neutre
Le Look de la Toyota Prius Plug-in: Toujours aussi singulier et massif, les fans de la Prius ne seront pas déboussolés. La Plug-in conserve les caractéristiques et la fluidité aérodynamique de ses origines et y ajoute quelques chromes à l’avant, l’arrière et sur les poignées. (photo: LDD)

Faire ses adieux à la pompe à essence? Voilà la promesse de la nouvelle Prius Plug-in. Pour celles et ceux qui ne roulent pas plus de 25 kilomètres à la fois, c’est possible et plutôt avantageux, si l’on peut se permettre le prix de cette voiture du futur qui coûte quand même 15 000 francs de plus que la Prius 3 dont elle est tirée. Il est vrai qu’en entrant dans cette nouvelle mouture, rien ne m’a semblé singulièrement différent des anciennes versions déjà testées.

Les options sont tout aussi bien pensées, l’utilisation toujours ludique, le «frein à main» qu’on manipule avec le pied est encore là… tout comme la piètre visibilité à l’arrière causée par une barre de structure latérale étrangement placée. Même plaisir de conduite, tenue de route identique, peut-être un tantinet plus molle à l’accélération, difficile pour moi de faire la différence de prime abord.

Et puis, en m’y intéressant de plus près, et surtout en étudiant son moteur, je m’aperçois que l’essentiel est à l’intérieur. Grâce à sa nouvelle batterie, la Prius, qu’on accusait comme toutes les hybrides de n’avoir qu’une autonomie électrique négligeable, passe de 2 à 25 kilomètres, sans utiliser la moindre goutte d’essence et dans un silence complet.

Comme un téléphone portable, elle se charge en 90 minutes sur une prise conventionnelle! Faut-il toutefois ne pas avoir sièges chauffants, clim, radio et phares allumés, faute de quoi cette longévité viendrait à s’écourter d’une bonne demi-douzaine de kilomètres. En mode hybride, la Prius Plug-in fait également des miracles. Pour l’environnement d’abord: les émissions pas­sent de 89 à 49 g/km. Pour le porte-monnaie ensuite: seulement 2,1 l aux 100 kilomètres en cycle mixte. Qui dit mieux?

Ce qui est agréable avec Toyota, c’est qu’aussi complexes que soient les technologies intégrées dans ses véhicules, l’utilisation reste un jeu d’enfant!

Et dans la vraie vie, elle est comment cette voiture?

La Prius Plug-in intègre de nombreuses options. (Photo: DR)
La Prius Plug-in intègre de nombreuses options. (Photo: DR)

La sécurité

Toujours aussi sûre, la Prius Plug-in intègre de nombreuses options comme l’aide au stationnement intelligent avec caméra de recul, de nombreux airbags, des capteurs de luminosité ou encore un système de sécurité précollision PCS.

L’habitacle reste sobre et élégant dans ses finitions. (photo:DR)
L’habitacle reste sobre et élégant dans ses finitions. (photo:DR)

L’intérieur

Toujours aussi confortable et lumineux, l’habitacle reste sobre et élégant dans ses finitions. La Prius Plug-in, comme son prédécesseur, fait penser à une navette spatiale. Sa console haute, son pommeau de vitesses ludique qui ressemble à la queue d’un schtroumpf et ses écrans intuitifs la rendent facile d’utilisation et très simple à comprendre.

Le nouveau moteur  (photo:DR)
Le nouveau moteur (photo:DR)

Le nouveau moteur

Hybrid Plug-in: une réelle révolution! Alors que la Prius ne tenait que 2 km en tout électrique, grâce à la nouvelle batterie lithium-ion rechargeable sur secteur usuel en seulement 90 minutes, la Prius Plug-in peut tenir jusqu’à 25 km. Ainsi, sa consommation mixte passe de 3,9 à seulement 2,1 l pour 100 km et ses émissions de CO2 s’abaissent à 49 g/km, soit 40 g de moins que la version classique! Seul bémol, la nouvelle version met une seconde de plus pour faire le 0 à 100 km/h. Plusieurs modes de conduite, total électrique, hybride classique ou éco, permettent au conducteur de choisir sa consommation. La Prius se met automatiquement en tout électrique au démarrage et utilise d’abord la batterie avant de recourir au moteur thermique. En mode éco, le temps de réponse de la pédale est légèrement réduit pour plus de performance et d’efficacité.

Auteur: Leïla Rölli