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30 décembre 2013

L’autre Christian Jacq

Ce typographe vaudois, fils de vigneron, a toujours baigné dans la musique et sort un premier album mélancolique. De la bonne chanson française, entre Fukushima et Liverpool.

Christian Jacq en train de jouer de la batterie
Christian Jacq: «Je considère que la musique, c’est d’abord du rythme.»

«Non, je n’ai rien à voir avec l’égyptologie.» Christian Jacq doit le préciser tout le temps. La faute à ses deux prénoms qu’il a choisis comme nom de scène et qui rappellent un auteur de best-sellers.

Lui est enfant de Perroy, fils de vigneron, et sort aujourd’hui avec «Outre Vacarme» son premier album. La musique, il baigne dedans depuis tout petit. C’est pourtant un apprentissage de typographe qu’il choisit, tout en se produisant comme batteur dans différents groupes «de jazz, de rock, de blues». Il y a deux ans, l’entreprise qui l’emploie fait faillite.

Ca a été le coup de pied qui m’a décidé à me lancer.

Musicalement, «Outre Vacarme», c’est de la chanson française «plutôt pop, et un peu rock and roll de temps en temps.» Au chapitre des influences, Christian Jacq avance le nom de Dominique A: «C’est cette veine-là de la chanson française que j’écoute depuis longtemps.»

Les textes, plutôt mélancoliques, peuvent évoquer des endroits aussi marquants et marqués que Liverpool ou Fukushima. En laissant même parfois transparaître un filigrane religieux:

Je dirais plutôt spirituel. Beaucoup de gens se raccrochent à ça, sans savoir exactement ce que c’est, même dans notre vie moderne technologique.

Quant au titre de l’album, il évoque «un coin de tranquillité au-dessus du monde».

Une journée avec Christian Jacq

8 h 00: le pouls du monde
«Pour moi, avoir un journal dans les mains, c’est presque une drogue. Il y a des choses qui m’indignent, mais je reste un optimiste forcené, je ne me laisse pas démoraliser par ce qui se passe dans le monde.»

Christian Jac en train de lire le journal.
«Pour moi, avoir un journal dans les mains, c’est presque une drogue.»

08 h 30: à la gare comme à la gare
«Le train, j’y passe énormément de temps, c’est naturel, pratique, on peut observer les gens, il y a de tout, on peut imaginer des histoires, c’est une source d’inspiration.»

Christian Jacq à la sortie du train.
«Le train, c’est une source d’inspiration.»

10 h 00: qui va piano...
«C’est mon premier instrument, appris quand j’étais enfant. A l’adolescence, la batterie me tentait plus, mais aujourd’hui le peu de piano qui me reste me permet quand même de composer mes musiques.»

Gros plan sur les mains de Christian Jacq en train de jouer du piano.
Le piano reste toujours le maître parmi les instruments.

11 h 00: le cœur qui bat
«La batterie est essentielle. Comme beaucoup de musiciens aujourd’hui, je considère que la musique, c’est d’abord du rythme.»

13 h 00: comme à Central Park
«J’aime beaucoup les parcs urbains, ce contraste d’être en ville et en même temps dans la nature. Mon-Repos, ce n’est pas Central Park, mais il y a des arbres et des oiseaux.»

Christian Jacq en train de se promener dans un parc urbain.
Christian Jacq aime particulièrement les parcs urbains

14 h 30: tout un art
«Mon but est de m’installer comme typographe indépendant, tout en continuant dans la musique. La typo, plus j’en fais, plus j’aime, ça touche au monde de l’écriture, au graphisme, cela reste artistique.»

Gros plan sur les mains de Christian Jacq tenant le nuancier Pantone
«La typo, plus j’en fais, plus j’aime.»

16 h 00: discomanie
«J’ai toujours acheté beaucoup de disques. La première musique que j’ai écoutée, et que j’écoute toujours, c’est le jazz, mon père était fan.»

Christian Jacq en train d'écouter un CD avec des écouteurs dans un magasin.
Le Jazz a été la première expérience musicale de Christian Jacq.

19 h 00: le virus de l'apéro
«J’ai pris quelques cours d’œnologie à Changins. Le monde du vin c’est devenu comme un virus. Un monde vivant en tout cas, fait de partage et de rencontres.»

Christian Jacq en train de déguster un verre de blanc.
Le monde du vin fascine Christian Jacq, aussi pour les possibilités de rencontre qu'il offre.


Texte © Migros Magazine | Laurent Nicolet

Auteur: Laurent Nicolet

Photographe: Laurent de Senarclens