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16 juin 2014

L’écovolontariat séduit les jeunes

Dans le cadre du programme Pandaction du WWF soutenu par Migros, dix-huit adolescents ont récemment construit des étangs et des murs en pierres sèches pour protéger les amphibiens menacés.

Pandaction
Malgré la chaleur, les jeunes ont travaillé sans compter pour protéger les amphibiens menacés (photo: DR).

Dans la gravière d’Aarwangen (BE), il règne une chaleur étouffante. Pas un buisson à l’horizon pour procurer un peu d’ombre, et pas le moindre souffle de vent pour apporter un semblant de fraîcheur. Et pourtant, en ce week-end de mai, les dix-huit garçons et filles qui ont fait le déplacement ne ménagent pas leurs efforts.

Fillette
Elena, 14 ans: «J’aime bien passer du temps en plein air. C’est très amusant de construire des murs en pierres sèches. En participant à ce travail, je peux aider les animaux et faire un geste en faveur de l’environnement.» (photo: DR)

Tous sont venus participer à une action en faveur de l’environnement dans le cadre de Pandaction, le programme du WWF pour la jeunesse. Cette initiative s’adresse aux membres de l’association âgés de 14 à 18 ans, qui peuvent inviter l’un de leurs amis. Migros est loin d’être étrangère à l’opération: depuis 2009, le distributeur soutient l’ensemble des projets de formation du WWF à destination des enfants et des adolescents en tant que sponsor principal. Par le biais de Génération M, elle a en outre promis de sensibiliser 200 000 d’entre eux aux thématiques écologiques d’ici à 2015.

Garcon
Mandi, 13 ans: «J’adore travailler à l’extérieur et contribuer à protéger la nature. En ce moment, nous creusons une petite mare pour les amphibiens.» (photo: DR).

A Aarwangen, les participants contribuent à l’amélioration des conditions de vie des amphibiens, dont les habitats naturels en Suisse disparaissent progressivement. Ainsi, les gravières constituent un milieu de substitution essentiel pour diverses espèces gravement menacées, notamment les sonneurs à ventre jaune, les crapauds calamites et les alytes. Les sonneurs à ventre jaune, par exemple, s’épanouissent dans les petites étendues d’eau, où ils peuvent pondre leurs œufs sans être dérangés. Les alytes, quant à eux, recherchent un habitat chaud, caillouteux et structurellement varié dans lequel ils peuvent se cacher.

Fillette
Lea, 13 ans: «Je trouve génial de pouvoir faire quelque chose pour la nature et les animaux. A l’école, nous venons justement d’étudier les amphibiens. Je peux donc mettre en pratique mes connaissances.»

Débordants d’entrain, les jeunes travaillent sans relâche: quatre garçons munis d’une pioche creusent plusieurs mares, tandis que les autres membres du groupe s’attellent à la construction de murs en pierres sèches – ils charrient pour cela de lourds cailloux qu’ils empilent les uns sur les autres avant de combler les interstices avec du sable.

Samuel Bachmann, responsable des travaux à la Fondation paysage et gravier (en allemand), apprécie le soutien dynamique de ces petites mains: «Avec des machines, on peut transporter du matériel. Mais si l’on veut créer des structures optimales pour les amphibiens, il est préférable de s’en passer. C’est pourquoi nous apprécions particulièrement l’aide bénévole, telle celle des jeunes du WWF.»

© Migros Magazine – Christoph Petermann

Auteur: Christoph Petermann