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19 septembre 2016

L'électrique généreuse

La Nissan Evalia e-NV200 n’est clairement pas faite pour les longs trajets. Mais elle est parfaite pour un emploi quotidien centralisé.

La Nissan Evalia e-NV200.

Si vous lisez mes chroniques régulièrement, vous n’êtes pas sans savoir que l’autonomie des moteurs électriques me met toujours en panique. Lorsqu’un constructeur annonce 170 km de liberté, comme c’est le cas pour la Nissan Evalia e-NV200 testée cette semaine, il faut généralement tronquer ce pronostic si l’on envisage de rouler principalement sur autoroute.

Ne pouvant me faire livrer le véhicule dans mon village, il me faut aller le chercher à Ecublens (VD) et le rapatrier à une septantaine de kilomètres de là et, croyez-moi, chaque accélération est comptée. Ainsi, par peur de la panne, je ne roule pas plus vite que 100 km/h, évite les poussées brusques et éteins musique et climatisation. A ce régime, je suis arrivée chez moi avec une petite trentaine de kilomètres de réserve. Pour repartir de plus belle le lendemain, il me fallait donc recharger la bête.

L’influence du poids sur l’autonomie

Les stations de chargement étant gratuites dans ma région, je me suis convaincue d’aller brancher le véhicule en ville de Neuchâtel et de rentrer à vélo jusque chez moi plutôt que de faire tourner mon compteur électrique.

Le coffre est si vaste et la modularité si aboutie que je n’ai même pas eu besoin de démonter la roue avant de mon VTT. En rabattant les cinq sièges arrière, j’aurais même pu en mettre plusieurs sans souci, mais attention, le poids influe considérablement sur l’autonomie. Je l’ai d’ailleurs remarqué au retour sur Ecublens, avec ma sœur comme passagère. Ses 55 kilos, bagages compris, ont légèrement raccourci notre autonomie, déjà malmenée par la topographie.
Soyons clairs, la Nissan Evalia dans sa version électrique n’est pas vraiment faite pour les longs trajets. Par contre, dans un emploi quotidien centralisé, elle se rapproche de la voiture idéale. Spacieuse, ultrasilencieuse, réactive à bas régime et terriblement pratique, elle donne vraiment envie de se mettre à l’électrique!

Et dans la vraie vie, elle est comment cette voiture?

Le look La Nissan Evalia e-NV200 est une fourgonnette plutôt imposante avec un style tout à fait contemporain. Bien qu’elle soit
dotée de portes coulissantes, ses renflements graphiques, ses phares étirés et son avant dynamique la font plus ressembler à un monospace qu’à un utilitaire. Ses (très) petites vitres latérales lui donnent un petit côté «Agence Tous Risques» assez sympa, au
détriment de la luminosité intérieure.

Le coffre Ultra-modulable, l’Evalia permet de rabattre les trois ou cinq places arrière pour gagner en volume de chargement. Le coffre passe ainsi de 870 litres sous pavillon en configuration sept places à 2940 litres en ne gardant que les deux sièges avant dépliés. On peut également obtenir une longueur de chargement allant jusqu’à 2 m 80 en rabattant le dossier du siège passager avant. Brillant!

L’intérieur La sellerie se veut légère, dans l’idée que cela permet d’optimiser l’autonomie du véhicule. Sobres et suffisamment confortables, les sièges offrent un bon maintien mais pourront manquer de moelleux pour certains. Le grand atout de l’Evalia reste la place à bord. En cinq ou sept places, chacun y trouve suffisamment d’espace et de rangements: vide-poches dans la console centrale, porte-gobelets dans les plateaux rabattables à l’arrière des sièges avant ou encore tiroir sous le siège conducteur, il y a de quoi faire...

NissanConnect EV Grâce à une application (NissanConnect EV), le conducteur reste en contact avec son véhicule. Cette fonctionnalité compatible avec smartphone, tablette et même ordinateur permet de lancer une charge ou encore de préchauffer la voiture à distance.

La charge Comme un téléphone ou un ordinateur portable, la Nissan Evalia se recharge quand sa batterie est à plat, en ouvrant le clapet dissimulé sous son insigne frontal et en y branchant le câble disponible dans les stations de charge. Sur une borne de recharge rapide (encore trop rares dans nos régions), il ne faudra qu’une trentaine de minutes pour faire le plein d’électrons. Sur une station domestique ou une borne traditionnelle, il faudra compter entre cinq et sept heures pour une charge complète. Il est également possible de brancher l’Evalia sur une simple prise domestique grâce au câble fourni avec le véhicule, mais il faudra prendre son mal en patience et attendre dix heures avant de repartir chargé à bloc.

Texte © Migros Magazine – Leïla Rölli

Auteur: Leïla Rölli