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28 décembre 2015

Un métier qui en jette

Depuis les coulisses du Grand Théâtre de Genève, Simon Trottet, chef du service éclairage, sublime de ses lumières ballets et opéras. Pour mieux comprendre son travail, «Migros Magazine» a assisté aux préparatifs de «La Flûte enchantée», actuellement à l’affiche.

Simon Trottet dans les coulisses du Grand Théâtre de Genève.
Le Genevois jongle sur plusieurs tableaux.

«Avant, lorsqu’un projecteur ne fonctionnait pas, cela voulait dire qu’il fallait remplacer l’ampoule. Avec les nouvelles technologies, les causes potentielles des pannes sont variées.»

Chef du service éclairage du Grand Théâtre de Genève, Simon Trottet a vu sa profession prendre un sacré tournant en presque trente ans de métier.

Aujourd’hui, même s’il reste quelques électriciens, mes collaborateurs sont plutôt spécialisés en robotique, en électronique, en informatique…»

Une fois les ordinateur réglés, il n’y a donc plus qu’à presser sur un bouton au début du spectacle? Point du tout!

Bien sûr, certains effets sont automatiques. Mais l’intervention humaine reste importante.»

Pour créer un scintillement, par exemple, rien ne vaut un pianotement mené avec dextérité sur la console!

Passionné par son métier, Simon Trottet est embauché au Grand Théâtre comme monteur électricien en 1988: «Je pensais rester un ou deux ans.» Mais son chef l’envoie en tournée avec la compagnie de ballet: «Une période merveilleuse!» Plus question de s’en aller…

Le Genevois jongle sur plusieurs tableaux. Son travail lors de la reprise de la production d’une autre compagnie, comme avec «La Flûte enchantée», à voir jusqu’au 8 janvier 2016 à Genève? «Adapter les lumières au volume mis à disposition.

A chaque nouvelle production, j’ai besoin de m’imprégner de l’espace, de la musique, de bien connaître le texte.

En tenant compte des indications du metteur en scène, j’essaie de créer des tableaux ayant chacun leur propre esthétique.»

Une journée avec Simon Trottet

Texte: © Migros Magazine | Tania Araman

Auteur: Tania Araman

Photographe: Guillaume Mégevand