Archives
28 novembre 2016

L’union fait la force

Dans le cadre de son programme Mentorat Emploi Migration, l’Entraide protestante suisse (EPER) aide des migrants qualifiés à s’intégrer dans le monde du travail. La campagne de dons de Migros actuellement en cours servira à financer ce projet.

Rosana Vasquez Castro et Martine Simeone
A Genève, Martine Simeone (à droite) aide Rosana Vasquez Castro à trouver un poste en adéquation avec ses qualifications.

Rosana Vasquez Castro est Péruvienne et infirmière. Elle s’est formée dans son pays et y a travaillé plusieurs années en hôpital, en clinique communautaire et en EMS jusqu’en 2009, date à laquelle elle s’est installée à Genève où vit la famille de son mari. Depuis, elle se démène pour acquérir le niveau de français qui lui permettra de trouver un travail dans sa profession et pour faire valider ses compétences par des équivalents suisses. «Mais c’est un peu le parcours du combattant», observe Martine Simeone, pour qui le système manque parfois de logique et d’efficacité.

Martine Simeone, elle, est jeune retraitée. Infirmière de formation, elle a pratiqué plusieurs années en milieu hospitalier avant de suivre une école de cadre. «J’y ai découvert la pédagogie et cela m’a passionnée.» Elle a donc bifurqué vers l’enseignement, d’abord dans la formation d’adultes puis dans la formation de base. «J’ai entendu parler du programme Mentorat Emploi Migration (MEM) à la radio et je me suis proposée. Rosana est la deuxième infirmière péruvienne que je coache. J’ai toujours fait du bénévolat et j’avais envie de continuer une fois à la retraite. Et aider quelqu’un, cela fait partie de la base du métier de soignant.»

Quarante duos formés chaque année

Leur duo, qui s’est formé en avril et va durer un an, est l’un des quarante qui sont composés chaque année depuis 2010, dans les cantons de Vaud et Genève, dans le cadre du MEM. Mis sur pied par l’Entraide protestante suisse (EPER) et soutenu par l’action de Noël de Migros, il a pour objectif d’aider des personnes qualifiées extra-européennes à trouver du travail dans leur domaine d’activités. Car ils sont nombreux à se heurter à une culture professionnelle différente et à la difficulté de faire reconnaître leurs diplômes et qualifications, sans parler de la barrière de la langue. Ce qui les conduit inévitablement dans des emplois sous-qualifiés et sans rapport avec leur formation.

Conseils et motivation

La connaissance intime de la profession, ajoutée à un vaste réseau, permet à Martine Simeone de guider au mieux Rosana Vasquez Castro. «Je la pousse à se confronter aux entretiens d’embauche», explique la mentor. «J’ai déjà pu faire un stage de deux semaines en EMS, se réjouit la mentée. Il s’est très bien passé mais, malheureusement, ils n’avaient pas de poste. Je rédige moi-même les lettres de motivation en français, avec l’aide de mon mari, et ensuite, nous les retravaillons avec Martine. Et quand j’ai une baisse de moral, elle me motive.»

En savoir plus

Pour en savoir plus sur la collecte de dons de Noël organisée par Migros, rendez-vous sur la page du sommaire.

Auteur: Anne-Isabelle Aebli

Photographe: Guillaume Mégevand