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12 janvier 2017

La championne du coiffage

Sacrée meilleure coiffeuse d’Europe il y a trois mois, Ileana Costantini s’entraîne inlassablement pour s’améliorer encore.

Ileana Costantini présente une coiffure qu'elle a faite sur une tête de coiffure.
Bien qu'elle ait déjà été sacrée championne d'Europe, Ileana Costantini continue de s'entraîner sans relâche le soir chez elle.

«A chaque fois que je vois quelqu’un, j’analyse ses cheveux, je ne peux pas m’en empêcher», avoue Ileana Costantini.

Sacrée vice-championne du monde à Séoul en mars 2016, puis championne d’Europe à Paris en septembre dernier, la jeune Begninoise de 21 ans ne vit en effet que pour la coiffure. Elle se passionne pour ce métier à l’âge de 2 ans déjà:

Le plus beau cadeau que j’aie reçu dans mon enfance, c’était une tête à coiffer»,

e telle a réalisé sa première coupe de cheveux à 12 ans: «C’était pour ma tante, et elle était plutôt réussie!»

Repérée par l’entraîneur Enzo di Giorgio (lien en allemand) en 2014, elle enchaîne depuis les heures de travail entre Zurich, où est basée l’équipe suisse de coiffure, le salon morgien où elle travaille et chez elle, jusque tard dans la nuit.

Au programme: un modèle de coupe et un de chignon, déterminés par son entraîneur pour chaque concours et qu’elle doit réussir à la perfection:

Chaque championnat exige entre six et neuf mois d’entraînement.

Il faut réduire toujours plus le temps de réalisation tout en faisant preuve de précision et d’originalité.»

La jeune femme se prépare déjà pour le prochain concours (lien en anglais) qui aura lieu les 18 et 19 septembre 2017. Son rêve?

J’aimerais me spécialiser dans les coiffures liées aux events, aux photos de mode et au cinéma.»

Une journée avec Ileana Costantini

Ileana Costantini au fitness
Ileana Costantini va au fitness chaque matin.

8 h 00: mise en forme
«Chaque matin, après le petit-déjeuner, je pars au fitness. C’est pratique: il est situé juste à côté du salon de coiffure où je travaille, alors je peux faire une heure de musculation et de cardio avant de me changer et d’entamer ma journée professionnelle.»

Ileana Costantini en train de faire une coiffure extravagante sur une tête de coiffure.
Toute occasion est bonne pour se perfectionner.

11 h 00: chaque minute compte
«Au travail, lorsque j’ai le temps, entre deux clientes, j’en profite pour m’entraîner sur mes têtes de coiffage. Chaque moment de pause est précieux pour me perfectionner.»

Ileana Costantini et une jeune cliente.
La clientèle d'Ileana Costantini est majoritairement jeune.

16 h 00: la liberté de coiffer
«Depuis que j’ai gagné aux concours, beaucoup de jeunes viennent, même d’assez loin comme Fribourg et Bienne, pour que je les coiffe. J’ai aussi beaucoup de clients fidèles qui me suivent depuis mon apprentissage. Comme j’aime faire des coupes un peu différentes et audacieuses, ma clientèle est majoritairement jeune. J’apprécie de coiffer mes copines: elles me disent de faire ce que je veux, et je peux laisser libre cours à ma créativité!»

Ileana Costantini dans la rue en train d'utiliser son smartphone.
Rester connectée est important pour Ileana Costantini.

19 h 00: trajets bien occupés
«Pour rentrer chez moi, je prends le bus, puis le train. J’en profite pour écrire des messages à mes copines et discuter avec tous ceux à qui je n’ai pas eu le temps de répondre dans la journée.»

Ileana Costantini et ses amies autour d'une table.
Ileana Costantini et ses amies forment un groupe très soudé.

20 h 00: parenthèse décontractée
«Avec mes copines d’enfance, nous nous voyons régulièrement chez l’une ou chez l’autre. J’essaie de préserver ce moment aussi souvent que je le peux, même quand je suis fatiguée, car elles sont très importantes pour moi.»

Ileana Costantini présente une coiffure qu'elle a faite sur une tête de coiffure.
Bien qu'elle ait déjà été sacrée championne d'Europe, Ileana Costantini continue de s'entraîner sans relâche le soir chez elle.

21 h 00: une journée sans fin
«Quand je suis chez moi, je mange rapidement devant la télé, puis je mets de la musique et je m’entraîne encore quelques heures. Avant les concours, il m’arrive de me coucher à 2 ou 3 heures du matin! C’est parfois dur de me motiver, mais ensuite, tout va bien. C’est comme le sport: si je rate cet entraînement du soir, je ne me sens pas bien.»

Texte: © Migros Magazine | Véronique Kipfer

Auteur: Véronique Kipfer

Photographe: François Wavre