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24 mars 2014

La déesse est en toi!

Nike, Adidas, Reebok, Sinalco, Coca-Cola ou Rivella: Isabelle Kottelat se penche sur l'origine des marques que nous côtoyons chaque jour.

Illustration: la déesse des marques
La déesse des marques. Illustration Konrad Beck.

Pas étonnant qu’on court vite, des Nike aux pieds. Comme avec des ailes, stylisées dans la virgule à l’envers qui sert de logo à la marque. Ce n’est pas pour rien. Les fondateurs – américains – de l’entreprise née officiellement en 1972 ont paré leurs chaussures de sport de l’aura de la déesse grecque de la victoire, Niké, à qui ils ont piqué le nom.

Ailée, Niké est capable de se déplacer à grande vitesse. Des années plus tard, pour la suivre, Nike a même mis de l’air dans ses semelles. Bon, entre-temps, sa première basket Waffle tirait son nom de la gaufre… moins digeste pour s’envoler, mais les alvéoles illustraient une technologie rebondissante révolutionnaire.

Adidas était moins inspiré quant à son nom – contraction de Adi pour Adolf et Das pour Dassler, l’un de ses deux frères fondateurs, allemands – mais monopolisait alors déjà le marché de la chaussure de sport depuis une trentaine d’années. Aujourd’hui, c’est l’inverse. Quant à Reebok – propriété d’Adidas – elle court aussi dans le peloton de tête, telle l’antilope sud-africaine dont elle a pris le nom!

Pour se rafraîchir après le sport, les boissons se montrent moins fantaisistes dans leurs appellations. Sinalco, la marque suisse depuis 1981, était allemande au départ. Inventée par un naturopathe: Eduard Bilz. D’où sa première dénomination: la Bilz-Brause. Imprononçable, elle a été rebaptisée Sinalco en 1907 suite à un concours: pour Sine Alcohole…

Coca-Cola n’a pas fait mieux puisque, depuis 1886, son nom décrit juste ses ingrédients principaux: la feuille de coca et la noix de kola. Pharmacien, son inventeur John Pemberton le préconisait contre les problèmes digestifs.

Désaltérant suisse au lactosérum depuis 1950, le Rivella dérive, lui, de la commune de Riva San Vitale, au Tessin. Mais comme son créateur Robert Barth ne voulait pas d’ennui, il l’a plutôt rattaché au mot italien Rivelazione. La révélation!

Auteur: Isabelle Kottelat