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20 février 2017

La petite sportive qui se faufile partout

La Mazda 3 arbore fièrement un look sportif et contemporain. Sur la route, son agilité et sa réactivité rendent la conduite très agréable.

La Mazda 3.

Drôle de mission qui m’a été confiée un mercredi soir: acheminer des échantillons de planches en bois de Genève au Val de Bagnes. A priori la voiture de la semaine ne s’y prêtait pas vraiment, mais c’est aussi ça qui est chouette dans les tests auto: pousser les véhicules hors de leur zone de confort. Heureusement, les échantillons n’étaient pas bien grands, et en coulissants les sièges arrière pour agrandir l’espace de chargement, il n’y a même pas eu besoin de rabattre les sièges pour entrer l’entier de la marchandise.

Si j’avais eu à conduire un utilitaire, la montée aurait été nettement moins agréable. D’une part, le moteur testé était réactif et dynamique, en reprise de virage le voiture repartait sans broncher, et de l’autre, les phares adaptatifs sont d’une aide précieuse. Les faisceaux lumineux suivent le regard et éclairent les bords de la route pendant que le véhicule tourne. La visibilité de nuit et l’anticipation sont ainsi optimisées, on se fatigue moins à deviner le tracé et je rester persuadée que ce système contribue à sauvegarder la vie de nombreux hérissons.

La voiture n’est pas des plus légères pour une citadine, mais son profil aérodynamique et ses renflements savamment dessinés permettent de réduire encore un peu sa consommation.

Peu glouton, le moteur SKYACTIV-D de 150 chevaux affiche une consommation moyenne de 4,1l/100 km en situation optimale. En réalité, et comme j’ai arpenté des routes de montagne en long et en large, j’étais légèrement au dessus, plutôt autour des 6l, ce qui reste raisonnable dans ce genre de situations.

Facile à parquer, agile et modulable, la Mazda 3 est tout à fait agréable. Elle ne se prête pas forcément aux longs voyages à 5, et les jeunes enfants auront du mal à admirer le paysage en raison de la position haute des fenêtres arrière, mais grâce à son accoudoir central « grand luxe » dissimulé dans le dossier du siège central qu’on peut occasionnellement sacrifier, les trajets de moyenne durée en quatuor majeur sont tout à fait indiqués.

Et dans la vraie vie, elle est comment cette voiture?

Le look La Mazda 3 arbore fièrement un look sportif et contemporain. Son avant puissant intègre un jeu de feux et LED qui, avec sa calandre en écusson soulignée de chrome, lui donne un air résolument déterminé. Bas et allongé, son profil surmonté d’une antenne en forme d’aileron a quelque chose du requin!

L’intérieurLes sièges offrent un bon maintien avec une position basse, très sportive. Coté passagers, comme l’assise et les dossiers sont légèrement inclinés vers l’arrière, on gagne de précieux centimètres aux jambes pour un petit supplément ce qui n’est pas de trop. Le confort est encore augmenté par la possibilité d’avancer ou de reculer la banquette et de changer le siège central en large accoudoir avec portes-gobelets intégrés. Les finitions sont soignées et le design très sportif lui aussi. En raison de ses fenêtres biseautées et teintée, l’habitacle est assez sombre et la vue n’est pas accessibles aux plus petits.

Le coffre Mazda fait toujours figure de bon élève en matière de modularité. En plus des sièges arrière qui coulissent pour gagner encore un peu d’espace, le coffre propose un volume satisfaisant de 364 l en position cinq places, banquettes positionnées au maximum arrière, et offre plus de 1260 l lorsque les sièges sont rabattus.

Technologies de sécurité En plus des équipements classiques, on peut encore citer deux options à la pointe de la technologie: un affichage tête haute qui rappelle les limitations, qui reconnaît les panneaux de signalisation ou encore seconde le système de navigation et permet de garder les yeux sur la route. Le système anticollision en mode urbain reconnaît la présence de piéton grâce à sa caméra à l’avant et freine automatiquement s’il calcule un risque de collision imminent.

Les moteurs Cinq moteurs Skyactiv sont disponibles sur la Mazda 3. Les moteurs à essence sont en légère supériorité numérique: trois essences de 100, 120 et 165 chevaux contre deux blocs diesel de 105 et 150 chevaux. D’un côté comme de l’autre, la consommation est raisonnable, entre 5,1 et 5,8 l/100 km pour les essences et 3,8 à 4,1 pour les diesels.

Texte © Migros Magazine – Leïla Rölli

Auteur: Leïla Rölli