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23 janvier 2017

Une poulie en folie

«Comment devenir fort comme Benoît Brisefer? Grâce à des poulies, pardi!»

Les assistants en train de tenir leur manche à balai
Une poulie, même rudimentaire, permet d'avoir plus de force.
Paul avec la corde solide et deux manches à balais posés sur la table.
Paul a uniquement besoin d’une corde solide et de deux manches à balais.

Pour cette démonstration de force, Paul a besoin d’une corde solide et de deux manches à balai. Le voilà prêt à en découdre avec n’importe quel adversaire!

Attention à ne pas tout emmêler!

Avec la corde, ce petit gars de la marine fait une boucle qu’il glisse à l’extrémité d’un des balais. Puis il enroule la corde (quatre tours, pas plus) autour des deux manches.

Les assistants en train de tenir leur manche à balai.
Pour l'instant, les assistants de Paul n'ont pas l'air trop inquiétés...

Notre savant appelle ses deux cobayes, Irène et Guillaume, à la rescousse et leur demande de tenir chacun fermement un manche à balai. Rira bien qui rira le dernier…

Paul en train de tirer sur la corde d'une main.
Paul est le plus fort!

Paul joue des biceps et tire alors sur la corde. Que se passe-t-il? Incroyable, les deux manches se rapprochent, malgré l’opposition musclée de ses deux assistants.

Le phénomène

Cette expérience sert à montrer comment fonctionnent les poulies. Poulies qui nous aident à soulever des charges importantes que l’on n’aurait pas pu déplacer tout seul à bout de bras.

En fait, dans notre démonstration, les poulies permettent de répartir la force de Guillaume et Irène sur chaque brin de la corde. Paul, lui, ne tire que sur un seul brin.

Du coup, la force qu’il exerce pour pouvoir rapprocher les deux balais est divisée par quatre, soit le nombre de brins qui relient les deux manches.

Texte: © Migros Magazine / Alain Portner

Auteur: Alain Portner

Photographe: Mathieu Bernard-Reymond