Archives
16 mai 2016

La synchronisation spontanée

«Avec les métronomes, ça balance pas mal! Surtout quand on les fait osciller de concert. Démonstration.»

Lorie a réussi à faire l'expérience de la synchronisation spontanée
Mission accomplie pour Lorie et ses deux métronomes mécaniques!
Deux métronomes mécaniques, deux canettes vides et une planche.
Lorie a tout le matériel.

1 Lorie a dû appeler ses copines musiciennes pour dégoter les deux métronomes mécaniques nécessaires à cette expérience. Elle a aussi trouvé une planche ainsi que deux canettes de soda vides.

Lorie donne le même tempo aux deux métronomes.
Lorie donne le même tempo aux deux métronomes.

2 Une fois les métronomes en place sur la planche, notre savante règle ceux-ci de manière à ce qu’ils battent le même tempo. Puis, elle les met en marche en veillant à ce qu’ils n’oscillent pas de concert.

Oh! La planche roule toute seule.
Oh! La planche roule toute seule.

3 Tic, tic, tic, tic! Lorie soulève délicatement la planche et la pose sur les deux canettes vides (comme sur la photo). Celle-ci se met alors à rouler toute seule de gauche à droite, de droite à gauche…

Les aiguilles des métronomes se mettent au diapason.
Les aiguilles des métronomes se mettent au diapason.

4 Les aiguilles des métronomes se mettent petit à petit au diapason pour finir par se balancer ensemble comme des balais d’essuie-­glace. Notre cheffe d’orchestre les mène à la baguette!

Le phénomène

Ce petit prodige s’appelle la synchronisation spontanée. Sous l’impulsion des métronomes, la planche fait de petits mouvements qui vont permettre au métronome qui est en retard de rattraper l’autre. Ce genre de synchronisation spontanée s’observe aussi dans la nature. Par exemple, les criquets chantent tous selon le même rythme, comme s’ils suivaient un chef d’orchestre!

© Migros Magazine - Alain Portner

Auteur: Alain Portner

Photographe: Mathieu Rod