Archives
18 février 2013

Le bonheur de perdre du poids

August Brändli a perdu 35 kilos durant les trois derniers semestres. Ce succès, il l’explique par son changement d’alimentation et par l’ouverture d’un studio Activ Fitness à proximité de chez lui.

August Brändli et son instructeur Remo Robbiani
August Brändli avec l’instructeur Remo
 Robbiani de l’Activ Fitness: «Je me sens ici comme dans une grande famille.»

August Brändli était un solide gaillard, tout en rondeurs, flegmatique et peu mobile, qui pesait dans les 125 kilos. Son temps libre, il le passait volontiers à moto, entre deux steaks arrosés de Coca-Cola et de tournées de bières. C’était sa façon de profiter de la vie. Un jour pourtant, cet épicurien s’est mis à surveiller son poids et à le noter consciencieusement dans un tableau Excel pour calculer son indice de masse corporelle (IMC). Il pèse aujourd’hui 90 kilos et il lui est devenu «difficile de regarder les photos d’avant», affirme ce collaborateur des transports publics zurichois.

C’est vers la trentaine qu’August a commencé à prendre du poids. Plus jeune, il a pratiqué l’athlétisme à haut niveau et participé à des marches militaires. «Puis je me suis marié et je me suis beaucoup investi dans ma vie professionnelle. J’avais de moins en moins de temps pour le sport», raconte-t-il. Sa courbe de poids prend l’ascenseur et, en 2001, il doit subir une opération du cœur. Une bonne occasion de réduire sa surcharge pondérale, mais qu’il ne saisit pas. «Je n’y pensais pas du tout à ce moment-là, ma vie me convenait», résume August.

Avec le succès, la motivation vient d’elle-même

Mais la situation change début 2011. Comme des milliers d’autres personnes, il fait alors le projet de maigrir. Passé les bonnes résolutions du Nouvel-An, six mois s’écoulent sans que rien ne soit entrepris, ou presque. «J’ai alors compris que je n’y arriverais pas sans me fixer des objectifs mesurables», explique August. Nous voilà mi-2011 et il s’engage à perdre 35 kilos d’ici au printemps 2012.

Dans ce but, il modifie déjà son alimentation, en diminuant les graisses, les sucres et les hydrates de carbone, tout en augmentant les protéines. Il ne s’agit pas d’un régime à proprement parler. Il applique certains principes de bonne nutrition, tels qu’il les connaît par ouï-dire, tout en notant l’évolution de son IMC dans un tableau Excel. Et ça marche, les kilos se mettent à fondre, «parfois même trop vite», affirme August Bränd­li. Pourtant, une fois les 16 premiers kilos envolés, la situation semble bloquée, car plus rien ne se passe.

Le hasard vient alors à son secours. Un studio Activ Fitness s’ouvre près de chez lui, à Dielsdorf (ZH), en automne 2011. August est le premier défi qui se présente à l’équipe de coaching. Il explique clairement qu’il veut développer sa force et son endurance, mais qu’il n’a cependant aucune envie de passer du temps en salle. Les entraîneurs ne s’en formalisent pas. «Il est fréquent que les clients se présentent avec des buts concrets, mais soient peu décidés à venir au centre», déclare Remo Robbiani, instructeur de l’Activ Fitness de Dielsdorf.

Avec le succès, la motivation vient cependant d’elle-même. C’est ce qui se passe pour August Brändli. «Le sport fait aujourd’hui partie de mon quotidien et j’ai le sentiment qu’il me manque quelque chose quand je ne trouve pas le temps d’en faire», déclare-t-il. Il fréquente maintenant le studio Activ Fitness plusieurs fois par semaine. «J’apprécie l’ambiance. On se sent accepté et respecté comme une personne à part entière, comme dans une grande famille.» Grâce à cette activité régulière, combinée à une alimentation plus judicieuse, il a perdu du poids et est parvenu à atteindre 90 kilos, le but qu’il s’était fixé.

Cette victoire a été un tournant qui lui a permis d’éprouver une toute nouvelle sensation de bien-être, relève August, qui souhaite encore perdre un peu de ventre et se défaire d’environ 5 kilos. Ses efforts lui ont valu un nouveau surnom de la part de ses copains motards, qui l’appellent désormais «l’échalas».

Photographe: Christian Schnur