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14 juillet 2016

Nyoman Selamet, le roi du puzzle

C'est au Musée du jeu de la Tour-de-Peilz (VD) qu'on peut admirer «La Vie sauvage». Avec ses trente-trois mille six cents pièces et ses 6 mètres de long sur 1,8 mètre de haut, c'est le plus grand puzzle du monde. Il a fallu sept mois à Nyoman Selamet, étudiant de 18 ans, pour le terminer.

Nyoman Selamet aime passer du temps dans son jardin.

Une montagne de pièces

Un puzzle de trente-trois mille six cents pièces, vous imaginez? Nyoman Selamet, 18 ans, a fait plus que de l’imaginer, puisqu’il l’a assemblé. Devenant ainsi celui qui est venu à bout du plus grand puzzle du monde. Intitulé «La Vie sauvage» et exposé jusqu’au 31 juillet au Musée suisse du jeu à La Tour-de-Peilz (VD), ce chef-d’œuvre de 6 mètres sur 1,8 lui a été offert par sa famille pour Noël. Il représente divers animaux dans la jungle, un thème que le jeune Lausannois apprécie particulièrement. «J’aime les images de lions et de tigres, et aussi la ville de New York, où je me suis rendu à plusieurs reprises.»

Son secret pour réussir à gérer un tel nombre de pièces? «Je trie tous les bords et je réunis en même temps tout ce qui présente une même texture, comme les poils des animaux, par exemple. Je laisse temporairement de côté tout le bleu du ciel ou la verdure d’une forêt, que j’assemble à la fin. Il m’a fallu sept mois pour terminer ce puzzle.»

Parallèlement, Nyoman a préparé ses examens de baccalauréat. Qui se sont bien passés. Et lui ont permis de s’inscrire à l’EPFL en génie civil. Mais avant la rentrée, il reprend son souffle en préparant son départ pour Bali, où il retrouvera une partie de sa famille. «Comme nous n’avons pas appris l’indonésien, je m’y suis mis ces derniers mois. J’aime bien me fixer sans cesse un nouvel objectif, cela m’aide à avancer.»

Une journée avec Nyoman Selamet

13 h 00 Foot entre proches«A côté de chez moi, il y a un petit terrain vert où j’aime bien aller pour faire du foot. J’y vais avec des amis ou mon papa. C’est une chance d’avoir un espace de sport urbain, et j’en profite souvent quand j’ai le temps.»

15 h 00 Moment de zénitude«D’habitude, j’ai les cours. Mais comme c’est les vacances et qu’il fait beau, je fais souvent la sieste, puis je passe du temps au jardin. C’est un petit espace bien clos, avec des bambous qui poussent partout. Enfant, j’y avais fait pousser des tomates. Je m’assieds sur le canapé avec une boisson fraîche et je lis ou savoure juste le calme du lieu.»

16 h 00 Une passion de chaque instant«Il y a toujours un moment dans la semaine où je passe dans les magasins de jouets pour voir s’il y a de nouveaux puzzles. Ou alors j’en refais certains anciens. J’ai encore mon tout premier ‹grand› puzzle, c’était un de 1000 pièces qui représentait des lions en pleine savane. J’adorais cette image!»

«Chaque samedi, j’ai un entraînement de dodgeball. Je me suis inscrit en janvier, et on a gagné les championnats suisses le 18 juin! On s’est ainsi qualifiés pour les championnats européens en Ecosse. »

17 h 00 Après «La Vie sauvage»«Je crois que maintenant que j’ai terminé «La Vie sauvage», j’ai envie de passer à une autre activité. Mais je ne sais pas encore très bien laquelle...il faut que je profite des vacances pour y réfléchir.»

18 h 00 Cours de claquettes«Je fais des claquettes depuis que j’ai 5 ans. Je donne maintenant des cours à quatre petites filles à l’école Planet Dance Martin à Yverdon, et j’en fais moins moi-même. Mais j’aime parfois passer à l’école le week-end, quand il n’y a personne, et improviser avec un ou deux amis.»

20 h 00 Soirée sportive«Le soir, j’aime bien aller faire du badminton avec mon père ou ma sœur et son copain. J’avais commencé avec mon père derrière chez nous, sans filet, mais maintenant on se rend souvent en salle. On joue une heure comme ça, juste pour le plaisir.» 

Texte: © Migros Magazine / Véronique Kipfer

Auteur: Véronique Kipfer

Photographe: Mathieu Rod