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21 novembre 2016

Le changement, ça fait peur

Sandrine Viglino, le changement, elle aime pas trop...

Sandrine Viglino.

La semaine passée, j’ai été confrontée à plusieurs changements dans ma vie: la séparation des Fréro DeLavega (j’écoute pas, je savais même pas qu’ils étaient ensemble), les changements de politiciens en Valais (sauf à Martigny où on retrouve des repères couchepiniens) ou encore le changement de saison et son cruel dilemme: est-ce que j’avais finalement changé les pneus d’été cet été pour savoir si du coup je dois remettre ceux d’hiver? Panique!

En résumé: j’ai peur des changements. Le changement d’heure, le changement climatique, le changement de Pampers chez ma petite nièce, le changement de vitesse, le changement de couleur (que ce soit des feuilles ou du président américain)! Tous les changements me font peur!

Le pire pour moi, c’est changer de coiffeur. Je me livre à vous aujourd’hui: Oui, je frise! Ça a son importance sachant que j’ai les cheveux courts. Il faut savoir qu’une coupe courte est fragile. Comme pour la crème de la Gruyère, en trois jours ça tourne et je ne suis plus consommable. Homme ou femme, il y a un nombre de semaines précis qui définit le moment où on bascule entre le «je supporte ma coupe de cheveux» et «là, je ressemble à plus rien». Six semaines exactement pour moi. J’étais en colonie dans les Pouilles (ndlr: non, y’a pas de contrepèterie, on a vérifié) et là, j’ai commencé à friser. C’était le 9 novembre. Vers 16 h 30. J’ai dû prendre LA décision: tromper ma coiffeuse. Pour un beau coiffeur italien en l’occurrence. Et c’est là que je me suis découvert le vrai courage: Prendre un risque. Bon, en même temps ça repousse vite. J’ai une pote, Laurence*, qui, elle, est vraiment courageuse, car elle a trompé sa coiffeuse avec son mari. Elle lui a demandé de lui couper la frange. Il lui a fallu trois semaines pour s’en remettre (à la frange, ma pote beaucoup plus!).

Résultat de ma coupe: La catastrophe! Horrible! Défigurée! Je ne peux plus passer devant un miroir sans éclater en sanglots. Mais le pire, c’est la réaction de mon copain. Je lui ai demandé, en larmes, tu ne remarques rien? Il a répondu: tu as des nouvelles chaussures, non?

Il a eu beaucoup de chance que j’aie beaucoup trop peur de changer de coiffeuse et de copain le même mois! Finalement, François Hollande avait tort, pour moi, le changement, c’est pas toujours maintenant.

*nom connu de la rédaction.

Texte: © Migros Magazine | Sandrine Viglino

Auteur: Sandrine Viglino