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8 mai 2017

Le goût? Une affaire de nez!

Vous pensez que le goût n’est qu’une affaire de papilles? Eh bien, vous manquez sérieusement de flair!

Léonard joue les maîtres d'hôtel improvisés avec Léo.

1 Léonard apporte les ingrédients de cette expérience sur un plateau. Il s’agit de petits fromages d’apéritif aux saveurs diverses. Léo se lèche déjà les babines à l’idée d’en engloutir quelques-uns.

2 Am, stram, gram… Le maître d’hôtel improvisé demande aimablement – on est entre gentlemen! – à son cobaye de fermer les yeux, puis il choisit un fromage à l’insu de ce dernier.

3 A la demande de son partenaire, le goûteur se bouche le nez à l’aide de ses doigts avant d’enfourner le fromage. Il essaie ensuite de deviner sa saveur, mais cela s’avère vraiment difficile.

4 Avant que cette mise en bouche ne se termine, Léonard invite Léo à déboucher son nez pour qu’il puisse mieux «goûter». Et là, ce dernier reconnaît sans se tromper la saveur du fromage!

Le phénomène

Le goût et la saveur des aliments sont détectés par les papilles gustatives de la langue, mais également – et cela, on le sait moins! – par les cellules olfactives qui tapissent le nez. Lorsque l’on mange le nez bouché comme Léo (ou que l’on est enrhumé), la saveur des aliments est très atténuée et il est difficile d’en reconnaître le goût. Mais dès le moment où le nez est débouché, comme dans notre expérience, les arômes inondent les cellules olfactives, ce qui nous permet de découvrir brusquement et très clairement le parfum, par exemple, du fromage.

Texte: © Migros Magazine | Alain Portner

Auteur: Alain Portner

Photographe: Mathieu Rod