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16 avril 2012

Le grand art du sucre

Denis Villard a ouvert à Essertines, au cœur du Nord vaudois, une drôle d’école où petits et grands apprennent à travailler artistiquement le sucre, à modeler de délicates sculptures qui se dégustent avec les yeux.

Denis Villard et ses créations
C'est Denis Villard qui le dit: «Même si on ne possède pas la fibre artistique, on arrive tout de suite à faire des pièces qui présentent bien.»

En bon fils d’agriculteur, Denis Villard a les deux pieds bien ancrés dans le terroir de son Nord vaudois. Pourtant, lorsqu’il a évoqué l’idée de créer une école pour transmettre son amour du sucre d’art, beaucoup ont pensé qu’il avait la tête dans des nuages de barbapapa… «A part mes amis et ma famille, personne n’y croyait. Tout le monde pensait que j’allais me planter.»

Cet ancien pâtissier-confiseur, devenu cadre dans l’industrie alimentaire, n’en a cure: il investit économies et énergie dans la concrétisation de ce projet qu’il baptise du doux nom de Glucose. «On a ouvert en septembre 2011 et, aujourd’hui déjà, je peux dire que c’est une affaire qui marche. Même ma fiduciaire n’en revient pas!» Sourire jusqu’aux oreilles.

A part mes amis et ma famille, personne n’y croyait.

Pourquoi ce succès quasi immédiat? «Sans doute parce que tout ce qui touche à la cuisine, à la gastronomie a le vent en poupe!» Tant mieux pour ce communicateur-né qui prend désormais plaisir à dévoiler aux petits comme aux grands, aux professionnels comme aux débutants ses techniques et secrets d’artisan.

A Essertines, dans le labo de cet heureux détenteur du record de la plus longue sucette du monde (425 m), les apprentis sorciers apprennent à couler, à étirer et à souffler le sucre, à façonner de leurs mains et à l’aide d’une pompe des sculptures aériennes et colorées. «Même si on ne possède pas la fibre artistique, on arrive tout de suite à faire des pièces qui présentent bien.»

Un vent de douce folie caresse le crâne zen de Denis Villard depuis le jour – c’était en 1995 – où il a découvert l’univers de la création sucrière. «J’ai eu un coup de foudre.» Dix-sept ans plus tard, la passion est toujours là, intacte. Et il en vit!


Ma passion

«Quand je travaille le sucre, je suis dans mon monde, dans ma bulle. Plus rien ne compte… J’oublie les tracas, les petits soucis quotidiens, je suis détendu. C’est du bien-être à l’état pur!»


Près de 98% des participants à ses cours choisissent de modeler une vache.
Près de 98% des participants à ses cours choisissent de modeler une vache.

La mascotte

«La vache, c’est un peu devenu l’image de marque de l’école, son emblème. Parce que 98% des participants à mes cours choisissent de modeler cet animal, plutôt qu’un poisson ou une abeille.»


Il a eu la chance un jour d'approcher le Cervin en hélicoptère. (Photo: Istockphoto)
Il a eu la chance un jour d'approcher le Cervin en hélicoptère. (Photo: DR)

Un lieu

«Le Cervin, c’est la montagne suisse par excellence! Un jour, j’ai eu la chance de pouvoir l’approcher en hélicoptère. On était à trois mètres du sommet, je pouvais presque le toucher…»


Denis Villard adore découvrir de nouveaux plats. (Photo: Istockphoto)
Denis Villard adore découvrir de nouveaux plats. (Photo: DR)

Le péché mignon

«En Suisse, j’ai fait à peu près toutes les grandes tables. C’est mon dada, mon petit plaisir à moi! J’adore manger, boire du vin et découvrir de nouveaux plats, je suis un bon vivant.»


C'est sa femme, passionnée d'équitation, qui monte ces chevaux.
C'est sa femme, passionnée d'équitation, qui monte ces chevaux.

Nos chevaux

«Si mon épouse n’était pas passionnée d’équitation, on n’aurait évidemment pas ces trois chevaux. D’ailleurs, c’est elle qui les monte. Moi, je les aime bien et je m’en occupe volontiers.»


«La famille, c'est ma force».
«La famille, c'est ma force».

Ma famille

«Ma femme et mes quatre filles, ce sont mes rayons de soleil! Elles croient en moi, me soutiennent et m’encouragent. C’est ma force, c’est ce qu’il y a de plus important avec les amis.»

Auteur: Alain Portner

Photographe: Thierry Parel