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15 décembre 2014

Le Père Noël était vert

Saviez-vous que…? La chronique d'Isabelle Kottelat.

Le Père Noël porte du rouge et du blanc depuis 1930. Il en a été autrement auparavant.
Le Père Noël porte du rouge et du blanc depuis 1930. Il en a été autrement auparavant.

Non, ce n’est pas Coca Cola, ses gros camions rouges et son Santa Claus tout aussi carmin qui ont donné la couleur à notre Père Noël. C’est bien plus vieux.

D’abord, Saint-Nicolas, le célèbre évêque, bon avec les enfants, s’habillait lui de rouge et d’une longue barbe blanche. Mais ensuite, au début du XIXe siècle, notre bon Père Noël aurait d’abord passé par la phase «Petit lutin de Noël», parfois même grincheux, issu du Sinterklaas (saint Nicolas néerlandais), un lutin nordique qui sera traduit par la suite en Santa Claus américain. Quoi qu’il en soit, pour pouvoir entrer dans les cheminées, valait mieux être petit, pardi! Avec un gros ventre, impossible. Papa Noël n’a pris sa forme de grand-père bedonnant et barbu que vers 1860, notamment sous les traits de crayon de Thomas Nast.

Entre deux, le mythe viking du dieu Odin capable de voler sur son cheval pour descendre sur terre amener des cadeaux aux enfants a apporté juste ce qu’il faut de magie pour faire décoller notre bon Père Noël avec son traîneau de rennes.

Mais il en a quand même vu de toutes les couleurs, lui qui était tantôt bleu, vert, gris ou violet dans les pays anglo-saxons au XVIIe siècle. Il avait même l’apparence d’une jeune fille qui distribuait les cadeaux en Allemagne, avec la Réforme du moine Luther. Et c’est seulement en 1930 que le bon Coca Cola immortalise son très publicitaire vieillard rouge et blanc.

Quant à celui qui donnera le nom des huit rennes du Père Noël, il gagnera sa chaussette à accrocher à la cheminée: Danseur, Fringant, Comète, Cupidon, Tonnerre et Eclair, Fougueux et Rusé. Ou Tornade et Furie selon une autre version! Un neuvième, Rudolphe et son nez lumineux, est même apparu dans un conte du poète Robert L. May où il éclaire le brave distributeur de cadeaux dans la tempête.

© Migros Magazine - Isabelle Kottelat

Auteur: Isabelle Kottelat