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22 septembre 2013

Lorsque l’on rembobinait les cassettes

Saviez-vous que les bonne vieilles cassettes revenaient à la mode?

La cassette, née 
en 1963, n’a pas dit son dernier mot.La cassette, née 
en 1963, n’a pas dit son dernier mot.
La cassette, née 
en 1963, n’a pas dit son dernier mot.

Maman, c’était monstre bien Goldorak, pourquoi tu n’as pas enregistré ce dessin animé quand tu étais petite?» Ben, mon enfant, parce qu’à ma lointaine époque, magnétoscope et cassettes vidéo n’existaient pas.

Enfin, si, mais ils n’étaient pas encore accessibles au commun des mortels. C’est seulement dans les années 80 et 90 que les magnétoscopes s’installent dans les salons. Pourtant, en 1929 déjà, le pionnier anglais John Baird s’amuse à enregistrer sur un disque les premières images de télévision. Il faut dire que le petit écran vient à peine de sortir lui aussi de son génial cerveau dans les années 1920. Après des débroussaillages et la mise au point de premiers systèmes très inventifs dont le premier véritable tube-écran de télévision breveté en 1923 par le Russe Vladimir Zworykin. La petite lucarne ne s’ouvrira dans les foyers suisses qu’à partir de 1954.

Longtemps, le magnétoscope à bande reste, lui, l’apanage des professionnels d’Hollywood. Le célèbre chanteur et producteur américain Bing Crosby présente le premier du genre en 1951. Toshiba, JVC, Philips, Sony jouent ensuite des coudes pour sortir leur appareil familial depuis le début des années 70. Le premier magnétoscope VHS (Video Home System) arrive en 1976. Les systèmes d’enregistrement analogique meurent néanmoins terrassés par le DVD en l’an 2000.

Mais les bobines n’ont pas dit leur dernier mot. Prenez la cassette, lancée en 1963 par Philips et qui se faisait baladeuse dès 1979 dans son walkman, imaginé par le patron de Sony qui voulait jouer au golf en musique. Et bien la cassette, elle fait son comeback depuis trois ans, dans des magazines de musique. On en trouve toujours des vierges dans certains magasins. Et pourquoi pas bientôt jusque dans les bacs puisque certains groupes la plébiscitent à nouveau, comme le Français Daft Punk.

Auteur: Isabelle Kottelat

Photographe: Konrad Beck