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17 septembre 2012

Le tatouage dans la peau

Le journaliste de La Première est un fou des fifties et des dessins corporels, art auquel il vient de consacrer un guide.

David Racana, torse nu et dos au lac Léman
David Racana: «Je vis le tatouage comme une forme de tuning sur mon propre corps.»
«Mes filles attendront leur majorité pour avoir leur premier tatouage.»
«Mes filles attendront leur majorité pour avoir leur premier tatouage.»

Le tatouage, c’est un peu sa double vie. Enfin, de plus en plus visible depuis qu’un micro orne son cou. Clin d’œil à son métier, puisque David Racana est journaliste sur La Première depuis sept ans. «Pour celui-ci, j’ai quand même été chercher le blanc-seing de Patrick Nussbaum, le chef de l’info. Il m’a répondu que j’étais fou mais qu’il n’y voyait aucun inconvénient.»

Coiffure banane et piercings, l’homme de radio vient de sortir une sorte de guide pratique du tattoo, sa passion depuis belle lurette. «Mon premier, c’était à 18 ans. Un hippocampe enroulé autour d’une ancre de marin sur le pectoral gauche.» Motif désormais recouvert par une grande pièce qui lui couvre le flanc. «C’est souvent comme ça. On commence par un ou deux petits motifs, puis si on croche, on se fait tatouer de plus grands qu’il faut intégrer.»

J’ai déjà prévu le tatouage suivant.

En ce qui le concerne, dos et bras droit affichent complets, tout comme mollet et hanche gauches. «Mais il reste de la place. D’ailleurs j’ai déjà prévu le suivant, sur une jambe: ce sera un portrait d’Elvis.» A Evian, lors du prochain Salon international que David Racana organise depuis des années en octobre avec son épouse, tatoueuse professionnelle du côté de Thonon. Tout comme il gère un site internet, Tattoo Passion, fréquenté par 10 000 membres. «Il y a vingt ans, les tatoueurs qui avaient pignon sur rue étaient forcément bons. Désormais, si la technique ne cesse de s’améliorer, la mode attire beaucoup de monde et il vaut mieux réfléchir à qui l’on s’adresse avant de se lancer. En commençant par la bonne question: assumerai-je encore mon tatouage dans quelques décennies?»

Pour cela, David Racana recommande de choisir un motif qui symbolise quelque chose d’important pour soi. Mais aussi d’attendre d’avoir 18 ans. «On peut en principe se faire tatouer dès 16 ans avec une autorisation parentale. Mais je trouve préférable d’attendre la majorité.»

David Racana en quelques mots


Mon épouse

Le portrait de sa femme, réalisé par Tony Ciavarro.
Le portrait de sa femme, réalisé par Tony Ciavarro.

«J’ai le portrait de ma femme sur mon mollet, style new school pin up, réalisé par Tony Ciavarro, un tatoueur très connu au style inspiré du cartoon qui a également fait les illustrations de mon livre.»


La petite marguerite a été faite par sa fille de 6 ans.
La petite marguerite a été faite par sa fille de 6 ans.

Mes motifs préférés

«Petite marguerite au pied droit: elle a été faite par ma fille cadette de 6 ans. Sa grande sœur (10 ans), c’est une tête de mort sur l’autre pied. »


David Racana est fan des Ford Mustang 1966. (Photo: Ford Motor Compagny)
David Racana est fan des Ford Mustang 1966. (Photo: Ford Motor Compagny)

Ma période fétiche

«Je suis fan de la période des fifties-sixties. Habillement, vinyles et une Ford Mustang 1966 dans le garage. Comme mon épouse peut travailler dans le monde entier, nous allons régulièrement dans des conventions un peu partout. En juin, à Long Beach, il y avait des Hot Rods partout. J’ai adoré.»


Son alliance: une tête de mort de la collection Dior.
Son alliance: une tête de mort de la collection Dior.

Mon alliance

«C’est une tête de mort de la collection Dior. Avec mon épouse, nous avons été les chercher à la place Vendôme à Paris, et on a eu un peu de mal à entrer.»

Auteur: Pierre Léderrey

Photographe: Cédric Widmer