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25 juillet 2016

«Le tir à l’arc, j’ai tout de suite adoré»

Archer prometteur, Erwan Cosandier, 10 ans, rêve de gagner un jour une médaille d’or aux Jeux olympiques. Il faut dire que ce jeune habitant de Boudevilliers (NE) décoche des flèches avec la précision de son héros, le bien nommé Arrow.

Erwan en train de poser dans la forêt avec son équipement
Erwan Cosandier, 10 ans.
Erwan en train de tirer dans la forêt.
Erwan sait qu’il faut de la discipline en plus du talent pour bien progresser.

«On allait souvent en Valais. Il y avait des initiations de tir à l’arc qui étaient proposées lors des fêtes et j’y participais toujours. Je crois que je devais avoir 3 ans la première fois que j’ai essayé et j’ai tout de suite adoré! Mon superhéros préféré, c’est d’ailleurs un archer. Il s’appelle Arrow, ce qui signifie flèche en anglais.

J’ai dû attendre d’être assez grand avant de pouvoir m’inscrire au club des Geneveys- sur-Coffrane (NE). C’était il y a deux ans.

On s’exerce dans la forêt à la belle saison et en salle durant l’hiver.

L’équipement  posé au sol
Le tir à l’arc classique est devenu une discipline olympique en 1900 déjà. L’équipement doit être adapté à la taille de l’archer et à sa force.

Et on fait des concours aussi. J’ai déjà gagné deux médailles d’or aux championnats suisses, dans la catégorie Piccolo. Une en indoor où on tire sur des blasons en papier (les cibles concentriques traditionnelles, ndlr) et une autre en 3D dans la nature où on tire sur des bêtes en mousse.

Cette année, pour mes 10 ans, j’ai reçu un arc tout en bois, un Bowhunter avec lequel je fais du tir instinctif, c’est-à-dire sans viseur.

Il faut avoir suffisamment de force pour tendre la corde, posséder une excellente vue et être calme.

Ce sport est bon pour le corps – on muscle ses bras – et aussi pour la tête parce qu’on doit se concentrer.

Mon rêve? Ça serait de concourir un jour aux Jeux olympiques. Pas simplement pour le plaisir d’y participer, mais pour gagner une médaille d’or!

Pour arriver à atteindre ce but, c’est sûr qu’il faudra que je m’entraîne un peu plus qu’une seule fois par semaine…»

Texte: © Migros Magazine | Alain Portner

Auteur: Alain Portner

Photographe: Matthieu Spohn