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24 février 2014

Léon, Nietzsche et elle

Comédienne de théâtre et de cinéma, Véronique Montel aime aussi voyager seule sur les planches. A vérifier dans son dernier «one-meuf show», le 13 mars au Casino de Morges.

Véronique Montel
Pétillante, fraîche, un rien excentrique. Véronique Montel, c’est une soixantaine de pièces de théâtre, dix-huit ans de «Babibouchettes» et les plus belles années de «La Soupe est pleine» sur La Première.

Pétillante, fraîche, un rien excentrique. Véronique Montel , c’est une soixantaine de pièces de théâtre, dix-huit ans de «Babibouchettes» et les plus belles années de «La Soupe est pleine» sur La Première. Avec aussi des incursions dans l’univers du cinéma, dont cette participation aux côtés de Vincent Lindon à «Quelques heures de printemps» en 2012.

Elle croque la vie comme elle monte sur scène: le regard intact et la mèche en bataille. Elle y monte justement pour «L’anniversaire», une pièce grinçante de Pinter, qui se joue en ce moment au Pulloff à Lausanne. Mais aussi pour son troisième «one-meuf show» au Casino de Morges , comme elle dit, écrit en collaboration avec Ahmed Belbachir: «Léon, Nietzsche et moi». Une fable philosophique déjantée, mais «sans prise de tête», autour d’un libraire qui quitte tout par amour pour des héroïnes de roman et de sa femme qui part à sa recherche.

Une heure vingt de spectacle, comme un voyage où se mélangent cet amour qui foire, la grande illusion de la vie, un tango et même un playback de Johnny... «L’humour est ma façon d’exorciser nos petits désastres», aime à dire Véronique Montel. Qui n’a pas fini de nous faire rire et penser.

Une journée dans la vie de Véronique Montel

8h Au réveil

«Je suis plutôt matinale et très café au lait, mais seulement pour démarrer la journée. Comme je suis souvent la première debout, je profite de ce moment pour regarder mes mails et lire le journal, en commençant par la fin. J’aime bien le matin, surtout en été.»

9h Dernières retouches

«Quand j’ai un spectacle en cours, j’en profite pour moduler mon texte. Si, en le jouant, je vois qu’un truc marche, je le développe ou, au contraire, si ça ne fonctionne pas bien sur scène, je le raccourcis.»

10h A bicyclette

«Comme je n’ai pas de permis de conduire, je fais tout à vélo. Je file aux courses avec, je descends au bord du lac, je monte au théâtre. C’est génial, un vélo, surtout électrique! Je le sors tous les jours, par tous les temps, sauf quand il neige.»

11h30 Plouf dans l'eau!

«J’adore l’eau, que ce soit à la piscine ou au lac en été. Je vais nager aussi souvent que possible, c’est un vrai plaisir. Le corps est aussi mon instrument de travail, j’ai envie d’être en forme.»

13h L'heure italienne

«Tous les jours, je fais une italienne, dans ma cuisine ou dehors dans un parc. Je dis mon texte à toute vitesse, mais sans le jeu ni les intona­tions. S’il y a trop de monde autour, je mets mon téléphone à l’oreille pour pas qu’on croie que je suis folle!»

15h Devant le miroir

«Mettre la poudre, les couleurs, la perruque, j’adore. Comme je suis bavarde et dissipée, le fait de me maquiller m’aide à me concentrer. Mais je déteste les soirées costumées dans la vie. Peut-être parce que ça me rappelle le boulot!»

19h Le temps du jeu

«Comme je suis seule avec mon one-woman show, j’adore alterner avec les répétitions de la pièce de Pinter. Retrouver des partenaires de jeu, c’est jubilatoire. On est une bonne équipe et le metteur en scène, Jean-Gabriel Chobaz, est précis, il sait ce qu’il veut. Tout se passe dans la détente.»

© Migros Magazine – Patricia Bambrilla

Auteur: Patricia Brambilla

Photographe: Jeremy Bierer