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11 avril 2016

Les effets de la canicule 2015

En 2015, la récolte de pommes de terre a souffert des fortes températures estivales. Migros doit donc cette année augmenter ses importations tout en cherchant de nouveaux producteurs de ce tubercule tant apprécié.

Champs de pommes de terre
Migros doit actuellement recourir à des pommes de terre en provenance de Malte (photo: DR).

L’été 2015 a été chaud et nettement plus sec que les années précédentes. Or, ce climat n’est pas sans répercussions sur les récoltes locales de pommes de terre. Et pour cause: la croissance de celles-ci est limitée dès lors que le mercure dépasse le seuil des 25 °C.

Par conséquent, le rendement de l’an dernier a enregistré un recul de 25% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Du coup, la part de tubercules locaux dans les rayons frais de Migros, qui dépassait les 93% en 2015, se stabilisera à 80% cette année. Certes, la coopérative continue d’acheter la majorité de ses pommes de terre à des producteurs suisses. Mais dans la mesure où les stocks helvétiques s’épuisent et alors que la demande ne faiblit pas, le détaillant se voit contraint de recourir de manière accrue aux importations.

Réduire les trajets

Au début de la saison, en mars, les importations provenaient encore exclusivement d’Egypte et d’Israël. Cependant, dès le mois d’avril, Migros s’est tournée vers des pays comme l’Espagne, Chypre ou Malte. «L’Egypte et Israël sont incontournables en début de saison, car il n’y a aucun producteur de pommes de terre bénéficiant de conditions climatiques similaires qui soit géographiquement plus proche», explique Linda Marugg, spécialiste des légumes auprès de la Fédération des coopératives Migros.

Cependant, l’enseigne a lancé un projet avec le négociant helvétique en pommes de terre Terralog afin de pouvoir proposer à l’avenir encore plus de tubercules importés de contrées proches de la Suisse.

«L’objectif de cette initiative est de réduire au maximum les trajets et d’éviter les régions politiquement instables», précise Ernst Arn, CEO de Terralog.

Son entreprise tente de trouver des alternatives potentielles avec Migros, et les recherches se sont avérées fructueuses, notamment à Chypre et à Malte. «Les champs y sont un peu plus petits, mais les exigences qualitatives élevées de Migros vis-à-vis du produit et des producteurs sont totalement remplies», assure Ernst Arn.

Les premières pommes de terre de Malte et de Chypre sont disponibles depuis avril 2016 dans les magasins Migros.

Auteur: Thomas Tobler