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28 décembre 2015

Les fêtes, sans culpabiliser

Evidemment, la période de fin d’année est propice aux excès en tous genres. Autant en profiter au maximum en privilégiant la qualité et en prenant le temps de savourer.

Feuilles de basilic et allumettes de bengale

Il ne s’agit pas de craindre les fêtes de fin d’année comme l’horreur nutritionnelle absolue. Ni de se mettre à la diète avant pour anticiper les dégâts. «Au contraire, explique Stéphanie Oreiller, coordinatrice de la Fourchette verte Valais.

Nous déconseillons fortement d’entrer dans un mécanisme de type restriction – compensation.

Si vous vous persuadez par exemple qu’il ne faut plus manger le moindre bout de chocolat, vous allez inévitablement finir par vous jeter dessus.» Parce que le meilleur moyen de faire cesser la tentation est d’y succomber, comme le relevait Oscar Wilde. Mais avec modération.

Et c’est la même chose concernant les fameuses bonnes résolutions de Nouvel-An en matière d’alimentation. «Sur le long terme, seuls les vrais changements à travers une politique de petits pas, de manière progressive, fonctionnent vraiment.»

Les fêtes correspondent à une respiration, à un moment de convivialité et de plaisir. Du coup, si l’on mange un peu plus gras pendant quelques jours, il n’y a rien de dramatique. Et selon la Fourchette verte, «il n’existe aucun aliment à éviter absolument. Tout est question de quantité. Si vous adorez le foie gras ou le saumon fumé, privilégiez la qualité, et prenez le temps de le déguster en utilisant vos cinq sens.»

Mieux digérer les aliments gras

Stéphanie Oreiller rappelle ici que la quantité de nourriture absorbée est dictée par notre sentiment de satiété. A un moment donné, le corps estime que c’est assez.

Du coup, en prenant le temps d’apprécier la saveur, mais aussi la texture, la présentation, les couleurs, les odeurs, nous serons davantage à l’écoute de notre corps quand il nous dira stop.»

Pendant les fêtes, certains trucs rendent les aliments les plus gras davantage digestes. C’est le cas des désormais bien connus légumes en «dips» à l’apéritif. Accompagnés d’une sauce au séré plutôt qu’à la mayonnaise par exemple, ils peuvent éviter d’aborder la dinde aux marrons l’estomac déjà bien chargé. «De même, un ananas avec un peu de basilic après une fondue est capable de rendre bien des services digestifs. Par contre, contrairement à ce que l’on pense parfois, ce fruit ne renferme aucun brûle-graisse miracle.» L’important, ici encore, est d’avoir à l’esprit que les fruits et légumes sont aussi synonymes de plaisir.

Une fois le Nouvel-An passé, chacun reviendra tranquillement à une alimentation plus habituelle, que l’on espère équilibrée, avec des assiettes structurées par les ratios légumes-farineux-protéines.

Il faut éviter les régimes. Notre organisme n’a pas davantage besoin de détox, mais d’un retour à l’équilibre.»

Auteur: Pierre Léderrey

Photographe: Filipa Peixeiro