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24 septembre 2012

Les leçons de Maître DJ

La passion communicative, Jeremy Party, alias Djerem, est l’un des rares Romands à donner des cours de mixage. A vos platines!

Jeremy Party, alias Djerem
Jeremy Party, alias Djerem: «Depuis tout petit, je savais que la musique me guiderait tout au long de ma vie.»

C’est là, à l’étage Zoo du MAD à Lausanne, entre miroirs, carrelage anthracite et squelettes métalliques de différents animaux préhistoriques, que Jeremy Party, 25 ans, prodigue son enseignement: l’art du mixage. La silhouette athlétique de celui qui entretient ses muscles, une aisance à se vendre qui masque une certaine timidité, il ne jure que par la musique. Electro de préférence. «Alors que mes parents étaient plutôt Clo-Clo et variété française, j’écoutais de la musique électro à 10 ans déjà. C’est ce qui me donne le plus de sensations.»

La musique électro c’est ce qui me donne le plus de sensations.

Après un apprentissage de monteur de voies, il jongle aujourd’hui entre un poste d’ingénieur aux CFF, un master en cours d’emploi à la Haute Ecole de gestion à Genève et sa passion pour les décibels. Mixe tous les week-ends, parfois à quatre endroits différents en une seule nuit. A créé le buzz en remixant un tube de Bastian Baker et en invitant, le temps d’un event, l’explosive Xenia Tchoumitcheva. Voilà pour les spotlights.

Il aurait pu en rester là, mais Jeremy Party, alias Djerem, avait envie de transmettre son savoir-faire aux platines. En 2009, il ouvre son école «Swiss DJ school», histoire de former la relève. La demande est telle que son studio privé ne suffit plus. Il passe à la vitesse supérieure et vient de lancer un cours collectif en partenariat avec l’Ecole-club Migros. C’est donc là, dans les tréfonds du MAD, qu’il coache six élèves par semaine, cinq garçons et une fille. «C’est ouvert à tout le monde, à partir de 18 ans. Je préfère les petits groupes pour que chacun puisse s’entraîner et apprendre des erreurs des autres.»

DJ serait donc un métier qui s’enseigne? «Oui, il y a une base théorique. Après, à chacun de créer son style! Mais je leur apprends la technique, l’utilisation de la table de mixage, la construction d’un set, l’art d’enchaîner les disques.»

Une vie à hautes pulsations où Djerem trouve encore le temps de composer. «Je suis un petit dormeur. Cinq heures par nuit, ça me suffit!»


«J’aime beaucoup les voitures sportives, qui ont de très belles ligne, genre Audi R8.» (Photo: LDD)
«J’aime beaucoup les voitures sportives, qui ont de très belles ligne, genre Audi R8.» (Photo: LDD)

Mon dada

«J’aime beaucoup les voitures sportives, qui ont de très belles lignes, genre Audi R8. J’ai dû vendre la mienne pour investir l’argent dans ma musique. Mais je rêve d’en acheter une autre, version cabriolet!»


«J’ai toute une collection de trains Märklin.» (Photo: LDD)
«J’ai toute une collection de trains Märklin.» (Photo: LDD)

Ma collection

«Tout petit, je rêvais de devenir pilote de locomotive. J’ai toute une collection de trains Märklin que je faisais rouler dans ma chambre. Je les ai rangés à la cave à l’âge des premières copines mais je les ressortirai avec mon fils!»


«Je fais du vélo environ une fois par semaine.»
«Je fais du vélo environ une fois par semaine.»

Mon sport

«Je fais du vélo environ une fois par semaine dans la campagne lausannoise. J’ai même participé à des courses amateur. Mais là, je m’entraîne uniquement pour le plaisir et pour garder la ligne.»


«Je vais chaque été à Ibiza et chaque printemps à Miami.» (Photo: istockphoto)
«Je vais chaque été à Ibiza et chaque printemps à Miami.» (Photo: istockphoto)

Mon évasion

«Je vais chaque été à Ibiza et chaque printemps à Miami, où tous les DJ se retrouvent pour négocier des collaborations. J’adore partir au soleil et me baigner dans la mer.»


«Même en vacances, je prends toujours mon portable avec moi!»
«Même en vacances, je prends toujours mon portable avec moi!»

Mon outil indispensable

«Le portable est mon outil de travail. C’est avec ça que je compose ma musique et que je prépare mes soirées. J’enregistre mes idées dès qu’elles arrivent, que je sois dans un train ou un avion. Même en vacances, je le prends toujours avec moi!»


«Je collectionne tous les pass de festival où j’ai mixé.»
«Je collectionne tous les pass de festival où j’ai mixé.»

Mes fétiches

«Je collectionne tous les pass de festival où j’ai mixé. Il y en a une trentaine, de Montreux à Zurich, en passant par Amsterdam et Miami… J’aime garder un souvenir des bons moments.»

Auteur: Patricia Brambilla

Photographe: François Wavre