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13 juin 2016

Les rockeurs du bout du lac

Début juin, le groupe genevois Jetlakes montait sur la scène de l’Arena, en première partie du concert de Mika. Une opportunité en or, qui survient dix jours seulement après la sortie de leur premier album.

David, Alex, Arthur et Gaël (de g. à dr.): «Nous sommes tous les quatre branchés rock et pop anglaise. Voilà pourquoi nous chantons dans cette langue.»

Un groupe qui monte, qui monte

Assurer la première partie d’un concert de Mika? Sûr qu’ils ne s’y attendaient pas! «Surtout pas aussi rapidement», reconnaissent Alex, Arthur, David et Gaël, les quatre membres du groupe de pop-rock genevois Jetlakes. Et pourtant, le 1er juin, une dizaine de jours seulement après la sortie de leur tout premier album éponyme, ils ont bel et bien précédé l’arrivée de la star de la pop sur la scène de l’Arena.

Il est bien loin le temps où Alex, au chant et au clavier, répétait en compagnie de ses potes de collèges Arthur et David, à la batterie et à la basse. Les trois comparses ont eu le nez fin en s’assurant le concours de l’Anglais Steve Forward, producteur de… Stevie Wonder, Ray Charles et Paul McCartney! «En 2013, alors qu’il était de passage à Genève, un ami commun l’a convaincu de venir nous écouter. Nous nous sommes pris une grosse baffe! Il nous a dit que nous n’avions pas une réelle identité, mais au lieu de nous enfoncer, il nous a donné quelques conseils.»

Loin de se laisser abattre, ils redoublent d’efforts et, trois mois plus tard, se produisent une nouvelle fois devant Forward. «Cette fois, il a accepté d’enregistrer un premier single et, depuis, nous n’avons pas cessé de travailler avec lui.» Le guitariste Gaël rejoindra bien vite le groupe, qui pour l’occasion sera rebaptisé Jetlakes, un nom évocateur du symbole de Genève. «Nous tenions à ce qu’il reflète nos origines!»

Une journée avec Jetlakes

10h00 Au taf«Nous menons tous une double vie: lorsque nous ne répétons pas, Arthur est ingénieur en micro-électronique, David manager dans un cinéma et je travaille dans le marketing (Alex, ndlr). Seul Gaël exerce une profession en lien avec la musique: il est prof de guitare.»

15h00 Moment de détente«Notre local de répétition se trouve dans l’ancien débarras d’un restaurant. Nous l’avons nous-mêmes réaménagé. L’an dernier, à Noël, David a offert au groupe un baby-foot en carton.»

16h00 En voiture!«Le transport du matériel, ce n’est pas le moment le plus marrant d’un concert. Nous utilisons nos propres voitures. Et nous avons instauré une tradition: à chaque fois, nous prenons une photo du chargement dans le coffre et nous la postons sur nos réseaux sociaux.»

18h00 Sound check«D’habitude, nous avons plus de temps pour installer nos instruments et nous occuper des réglages. Mais il faut s’adapter aux conditions de chaque concert, et aujourd’hui, c’est du rapide! Cela dit, les ingénieurs du son sont très efficaces, ils ont tout de suite compris ce qu’on voulait.»

20h00 Dans la cour des grands«Assurer la première partie d’un concert de Mika, dans une salle immense comme l’Arena, c’est pas mal de pression! On est beaucoup plus anxieux que d’ordinaire. En plus, de prime abord, le public n’est pas là pour nous, il va falloir réussir à le séduire!»

21h00 Bain de fans«C’est très agréable de rencontrer le public après un concert, surtout quand les choses sont bien organisées et qu’on a une table pour signer nos CD. D’ailleurs, ça fait plaisir de voir que les gens en achètent!»

Texte © Migros Magazine – Tania Araman

Auteur: Tania Araman

Photographe: Guillaume Megevand