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18 mars 2012

Logotomie

Marie-Thérèse Porchet, née Bertholet, nous livre sa réflexion sur la logique des logos...

Marie-Thérèse Porchet, née Bertholet
La chronique de Marie-Thérèse Porchet, née Bertholet.

Vous avez vu les nouveaux logos de TSR1 et TSR2?… Pardon, de rtsUN et rtsDEUX?
A mon avis, quand ils ont désamianté la tour de la télévision, ils ont oublié l’étage des graphistes! J’imagine les centaines d’heures de séance qu’il a fallu pour parvenir à l’illisibilité quasi parfaite. Les bonnes idées ont dû fuser:

- Pour les couleurs, j’ai éliminé rouge feu, bleu roi et jaune citron, c’est beaucoup trop voyant. Je propose ciel fade et orange pâle, il faut rester discret.

- Super! Qu’est-ce que tu bois?

- Et le numéro du canal, si, au lieu de mettre 1 et 2, on l’écrivait en lettres?

- Excellent! Comme ça, personne ne pourra identifier la chaîne à l’étranger, on reste chez nous!

- Et si on utilisait un caractère tout tordu et en relief, comme ça avec un peu de chance, ils n’arriveront même pas à lire!

- Génial! Quelqu’un a vu le tire-bouchon?

- Attends, j’ai encore mieux! Les logos qu’on doit insérer à droite en haut de l’écran pendant les programmes, on va les mettre en gris clair!

- T’es trop fort! Santé!

Un test a été effectué à Berne par le Groupement suisse des opticiens. Ses conclusions ont enthousiasmé toute la direction: «Seule une personne dotée d’une acuité visuelle de 150% est capable de décrypter le nouveau logo de rtsUN

C’est très intelligent de la part de la direction. Ils ont écrit le nom de la chaîne le plus petit possible, comme ça quand les gens zappent, ils ne peuvent pas savoir qu’ils sont sur la RTS alors ils restent plus longtemps! Il est devenu dangereux de suivre la RTS sans une loupe! D’ailleurs cette bécasse de Jacqueline, pour voir les nouveaux logos, elle a dû s’approcher tellement qu’elle s’est ouvert l’arcade sourcilière sur le bord de son téléviseur!

Les nouveaux logos de la RTS, c’est comme les pictogrammes qui indiquent les toilettes dans certains restaurants. Parfois, le dessin est tellement tarabiscoté qu’on est incapable de différencier le côté dames du côté messieurs. Même qu’un jour, je me suis trompée, je suis entrée chez les hommes. Curieusement, personne n’a rien remarqué…

Auteur: Marie-Thérèse Porchet, née Bertholet