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25 juillet 2016

La photo de la semaine

Marc Atallah, directeur de la Maison d’Ailleurs à Yverdon (VD), commente la photo de la semaine.

Des fleurs bougies, peluches et drapeaux en l'honneur des victimes
L'attentat de Nice a fait plus de 80 morts et de nombreux blessés. Photo: AP Photo/Claude Paris
Portrait de Marc Atallah
Marc Atallah (photo: François Wavre/lundi13)

Marc Atallah est le directeur de la Maison d’Ailleurs à Yverdon (VD).

«Il y a des atrocités sur lesquelles on ne peut pas gloser: l’image brute nous impose le silence, nous oblige au recueillement.

Et se recueillir, ce n’est pas accuser aveuglément, ce n’est pas juger sans discernement; c’est avant tout regarder en soi ce que l’indicible nous dit, confusément.

Pour moi, l’attentat de Nice vient donner un arrière-goût maussade à l’été ensoleillé et me rappeler une évidence:

nous sommes des êtres fondamentalement bons, mais nous avons tendance à oublier que cette bonté côtoie aussi l’horreur la plus abjecte.

Notre seul pouvoir, notre seul devoir, c’est de ne pas oublier que l’horreur peut surgir à chaque instant, c’est de ne pas oublier de rester éveillés.»