Archives
26 mai 2014

Marie-France Millason, la géniale touche-à-tout

Inventive et définitivement curieuse, elle profite de son temps libre pour donner vie à d’incroyables personnages en pâte à modeler: bienvenue dans le monde déjanté de Marie-France Millasson!

«J’aime faire ressortir les travers des gens, le côté caricature. Mes personnages, c’est le contraire des Barbies!»
«J’aime faire ressortir les travers des gens, le côté caricature. Mes personnages, c’est le contraire des Barbies!»

Pas assez d’une vie pour tout tenter. Elle est comme ça, Marie-France Millasson: curieuse, enthousiaste, insatiable. Avec des yeux qui dévorent le monde et des mains qui l’inventent. Difficile dès lors de dresser son CV. En vrac: employée spécialisée en photographie, téléphoniste, back-office pour les courtiers en bourse, et même serveuse dans un restaurant de montagne... «Je fonctionne aux coups de cœur!»

Aujourd’hui, responsable marketing dans une banque, elle continue d’élargir la vie. Par la photo, à laquelle elle est revenue avec talent, puisqu’elle vient de décrocher le prix du meilleur auteur à la septième Biennale de Paris. Et par ses créations multiples, qu’elle peaufine dans sa maison de Villars-sous-Yens (VD). Car tout l’inspire! Ecailles de poisson, arêtes de brochet, qu’elle transforme en barrettes et bijoux. «J’ai même essayé une jupe en peau de saumon, mais ça n’a pas marché», rigole celle qui donne désormais naissance à d’incroyables personnages en pâte polymère.

Les personnages déjantés de Marie-France Millasson.
Les personnages déjantés de Marie-France Millasson.

Il y a Allistaire et son opération mammaire, Ginette est toute refaite, Jo le cerveau ou Ursule a des pustules… Une véritable galerie, comme une comédie humaine à la fois insolente et potache qui pointe les petits travers de notre société. «Tout le monde se ressemble aujourd’hui. Moi, ce sont les caractères bien marqués qui m’intéressent. J’ai envie de dire aussi que l’on juge trop vite sur les apparences.»

Après, elle leur invente une histoire, une vie... A suivre sur sa page Facebook. Comme un feuilleton politiquement incorrect.

Une journée dans la vie de Marie-France Millasson

«Quand je me lève, j’ai toujours deux tartines prêtes qui m’attendent, grâce à mon compagnon. Sinon, je suis toujours tellement 
à la bourre que je ne mangerais rien.»

7h Tartines express
«Quand je me lève, j’ai toujours deux tartines prêtes qui m’attendent, grâce à mon compagnon. Sinon, je suis toujours tellement à la bourre que je ne mangerais rien.»

«En photo, le portrait est ce que je préfère. J’aime le contact intime, ce travail de mettre la personne à l’aise et de faire ressortir ce qui est au fond d’elle.»

7 h 45 En studio
«En photo, le portrait est ce que je préfère. J’aime le contact intime, ce travail de mettre la personne à l’aise et de faire ressortir ce qui est au fond d’elle.»

J’essaie d’aller marcher régulièrement en nature. Ça me permet d’évacuer le stress et j’en profite pour ramasser tout ce que je trouve: coquilles d’escargot, branches, mousses, dont je ferai des bricolages.»

10 h Bouffée d’air
«J’essaie d’aller marcher régulièrement en nature. Ça me permet d’évacuer le stress et j’en profite pour ramasser tout ce que je trouve: coquilles d’escargot, branches, mousses, dont je ferai des bricolages.»

«Pour mes personnages en pâte polymère, je commence toujours par la tête, les yeux et, à ce moment-là, je vois qui ce sera, gay SM ou folle sortie de l’asile. Je les appelle ma famille déjantée!»

14 h Délire en atelier
«Pour mes personnages en pâte polymère, je commence toujours par la tête, les yeux et, à ce moment-là, je vois qui ce sera, gay SM ou folle sortie de l’asile. Je les appelle ma famille déjantée!»

«Jardiner me fait baisser la pression. Je viens de semer des fèves, des carottes, des choux, des aubergines. Je n’utilise pas de produits chimiques, du coup, je suis sûre de manger bio!»

17 h Mains dans la terre
«Jardiner me fait baisser la pression. Je viens de semer des fèves, des carottes, des choux, des aubergines. Je n’utilise pas de produits chimiques, du coup, je suis sûre de manger bio!»

«Quand j’ai le temps, j’adore me mettre aux fourneaux. J’aime toutes les cuisines du monde: thaï, libanaise, indienne et aussi française bien sûr. C’est le reflet de tous mes voyages.»

19 h World popote
«Quand j’ai le temps, j’adore me mettre aux fourneaux. J’aime toutes les cuisines du monde: thaï, libanaise, indienne et aussi française bien sûr. C’est le reflet de tous mes voyages.»

«Mon premier livre pop-up, c’était «Blanche-Neige». Mais je l’ai abîmé en voulant voir comment il était fait. Adulte, je me suis mise à les collectionner. J’en ai deux cent vingt en tout, de «Star Wars» à Alfred Hitchcock, et même un très grand sur les magasins de luxe américains, Neiman Marcus.»

Mes pop-up
«Mon premier livre pop-up, c’était «Blanche-Neige». Mais je l’ai abîmé en voulant voir comment il était fait. Adulte, je me suis mise à les collectionner. J’en ai deux cent vingt en tout, de «Star Wars» à Alfred Hitchcock, et même un très grand sur les magasins de luxe américains, Neiman Marcus.»

© Migros Magazine - Patricia Brambilla

Auteur: Patricia Brambilla

Photographe: Christophe Chammartin