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7 mars 2016

Choucroute et crucifix

La chronique de Marie-Thérèse Porchet, née Bertholet.

Marie-Thérèse Porchet photo
La chronique de Marie-Thérèse Porchet, née Bertholet.

Je suis très fière. Il y a trois semaines, j’ai participé au Gala du FC Sion. J’ai eu la chance de jouer un sketch avec celui que Temps présent surnomme l’empereur du Valais, la star de l’immobilier que tous les Romands connaissent, une espèce de croisement entre Donald Trump et Alain Morisod: Sa Majesté Christian Constantin. Première surprise: l’homme est très abordable. Il vous tutoie immédiatement. Après 5 minutes, tout le monde l'appelle CC. Et en fin de soirée, c’était mon Chri-Chri d’amour…

Après avoir joué Napoléon l’année dernière, la légendaire modestie de CC l’a tout naturellement amené à s’attribuer cette année le rôle de Jésus Christian. Au début, je devais jouer le rôle de la Vierge Marie. Mais pour une question de crédibilité, on a choisi d’ajouter Thérèse. Et surtout d’enlever Vierge! Je suis devenue, l’espace d’un soir, Marie-Thérèse, la sœur de Marie, la mère du divin enfant. Jésus qui ce soir-là a eu trois Marie: Marie, la mère. Marie-Madeleine, la petite amie. Et Marie-Thérèse, la vieille tante! Autrement dit: immaculée… mais j’ai rien senti!

De toute manière, vierge, il faut le dire vite! Elle a quand même accouché, Marie. Et si elle a accouché, c’est qu’elle a couché! Il a bon dos, le Saint-Esprit! Marie, c’est comme le casier judiciaire de Giroud, on dit qu’elle est vierge parce que ça arrange tout le monde!

Il y avait la foule, à cette choucroute! 7350 personnes qui viennent soutenir leur club. Vous me direz, il n’y a pas grand-chose d’autre à faire là-bas le samedi soir! C’est vrai finalement, à Martigny, il n’y a que deux attractions: la Fondation Gianadda, pour que les touristes se souviennent qu’ils sont venus à Martigny; et la distillerie Morand, pour que les locaux oublient qu’ils habitent Martigny!

Mais non, je plaisante, j’adore le Valais! Ce que j’aime par-dessus tout, c’est me balader au bord du Rhône, même sous la neige, c’est tellement agréable et apaisant: je ne bouge pas, je ne dis rien, et je ferme les yeux… comme Maurice Tornay quand il révise certains comptes!

En tout cas, j’avais jamais vu autant de monde à un repas de soutien. Et je peux vous dire que j’en ai fait: le lunch du Xamax, le dîner de gala du Lausanne Sports… A l’époque, je me souviens, j’ai même animé le repas de soutien de tous les ex-présidents du Servette FC. C’était la première fois que j’allais à Champ-Dollon!

Texte © Migros Magazine – Marie-Thérèse Porchet

Auteur: Marie-Thérèse Porchet, née Bertholet