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12 août 2013

Non mais à l'eau quoi!?

Les aventures de Martina Chyba à la piscine.

Martina Chyba, journaliste et productrice à la RTS.
Martina Chyba, journaliste et productrice à la RTS.

Comme c’est l’été, je me sens obligée de raconter une expérience extrême et rare sous nos latitudes: aller à la piscine.

Déjà, trouver un mètre carré de libre dans cet amas concentrationnaire de corps dénudés c’est pire que Koh Lanta. Après, comme on ne va pas se baigner de peur de se faire piquer son téléphone / son porte-monnaie / sa place, on peut tranquillement observer les différentes tribus corporelles.

La plus fascinante, c’est celle des do Brasil et affiliés. Complètement détendus avec leur corps, les latinos, les filles tortillant de la croupe à l’aise Blaise comme au Carnaval de Rio même s'il y a des hectolitres de cellulite dépassant du maillot. Enfin maillot. Avant, comme disait je ne sais plus qui, il fallait écarter le tissu pour voir la chair, maintenant il faut écarter la chair pour voir le tissu.

Après, il y a mes copines préférées, à savoir les mamies du genre: j’ai 650 ans et je continue à montrer mes nichons à tout le monde comme dans les années 80 parce que ce droit on l’a obtenu de haute lutte.

Elles sont donc au mieux couchées, comme ça on ne voit pas trop les dégâts, et au pire assises en tailleur avec les seins sur les genoux, en train de griller au soleil enduites de graisse à traire et de griller clope sur clope, se préparant un amour de double cancer poumons-peau pour le plaisir de rester à l’époque de Véronique et Davina.

Enfin, il y a Kékéland, pas mal non plus, le coin bling bling avec ceux dont l’objectif d’une vie est en gros de participer aux Anges de la Téléréalité.

Alors eux, ils ont deux particularités: ils sont vers l’entrée parce qu’il faut qu’on les voie, et ils sont tout le temps debout parce qu’il faut qu’on les voie (bis repetita).

Les garçons prennent des poses de concours de fitness en parlant fort au téléphone. Ils ont généralement comme accessoire une créature dont plus une pièce n’est d’origine, en maillot panthère, ongles et manucure d’actrice de porno et juchée sur des mules de 12 cm même dans l’herbe.

Et puis il y a les über-complexés qui restent à l’ombre avec chapeau, lunettes et djellaba manches longues et qui matent les autres. Ouais ouais je sais, c’est moche.

Nos chroniqueurs sont nos hôtes. Leurs opinions ne reflètent pas forcément celles de la rédaction.

Auteur: Martina Chyba