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14 mars 2016

Même le skateboard s’électrifie

Hoverboard, gyropode et monocycle: présentés comme une nouvelle forme de mobilité ou alors comme de nouveaux gadgets à la mode, ces engins électriques venus du futur font florès malgré un usage pas si évident qu’il y paraît.

Hoverboard
Le héros du film «Retour vers le futur« avait déjà imaginé un tel engin en 1985. Photo: Getty Images

Hoverboard ou Hover board. L’orthographe importe peu puisque ce nom vient d’un objet parfaitement imaginaire: le skateboard volant imaginé par Robert Zemeckis dans «Retour vers le futur». Marty McFly, le héros ado, est un as du skateboard dans son monde de 1989. Il ne tarde pas à trouver le mode d’emploi de son avatar lévitant en… 2015.

Dans la vraie réalité d’aujourd’hui, si les hoverboards font fureur, ayant notamment occupé une place de choix sous les derniers sapins de Noël, ils ressemblent davantage à une «simple» planche à roulettes motorisée qu’à une planche fonctionnant par lévitation magnétique ou grâce à la supraconductivité.

Contrairement à un skateboard classique, l’idée est ici de se tenir les deux pieds parallèles et face à la route. Ce qui s’avère paraît-il excellent pour perfectionner son sens de l’équilibre. Mais comme la slackline (une sangle tendue entre deux arbres), cela nécessite un certain entraînement et les débuts peuvent être périlleux.

Dans une vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux en décembre, Mike Tyson, chutant très lourdement sur son parquet après quelques tournants sur lui-même, en a fait l’amère expérience. L’ex-terreur des rings a pris les choses avec humour, avouant être trop vieux pour ce genre d’engin.

On gardera cette mésaventure à l’esprit avant de commander ce terrible engin, sans doute davantage adapté aux plus jeunes (Tyson, encore plutôt en forme, n’a «que» 49 ans). Et l’on équipera les enfants adeptes d’hoverboard de protections comme pour la pratique du roller.

En termes de législation, on signalera que plusieurs villes américaines (notamment dans l’Etat de New York), considérant que la pratique de ce skateboard électronique était dangereuse sur les trottoirs, l’ont interdite dans les rues mais aussi les aéroports ou les écoles. Tout comme Londres (GB). A l’inverse, la Californie l’assimile à un vélo électrique et l’autorise. Bref, l’équilibre reste à trouver.

Texte: © Migros Magazine | Pierre Léderrey

Auteur: Pierre Léderrey