Archives
31 mars 2014

Un job pour chaque talent

En Suisse la filière de la formation professionnelle remporte un vif succès. Migros, le plus gros pourvoyeur de places d’apprentissage, offre la possibilité de se former dans plus de 40 métiers.

un apprenti dans la cuisine dans restaurant
Joshua Krause aime la diversité de son apprentissage en qualité 
de spécialiste
 en restauration
 de système.

Dans l’entreprise: les travaux pratiques. En classe: la formation théorique. C’est ainsi que l’on pourrait décrire sommairement la formation professionnelle en Suisse. Le système a fait ses preuves. On le constate si on compare à l’échelle de la planète les chiffres du chômage des jeunes.

Ce succès repose sur la collaboration de trois partenaires. Les entreprises, qui engagent les jeunes et leur dispensent des connaissances pratiques. Les cantons, qui sont compétents en matière de formation théorique dans les écoles professionnelles et en matière de contrats d’apprentissage.

La Confédération, qui coordonne le système de formation et qui veille à son développement. Il y a déjà plus de dix ans que cette collaboration a été inscrite dans la Loi sur la formation professionnelle.

Avec plus de 3500 apprenties et apprentis, Migros est le plus grand pourvoyeur de places du pays. Les formations vont de magasinier à laborant en passant par celle de teinturier. L’éventail disponible compte plus de 40 professions. Chaque année, près de 1000 jeunes rejoignent l’entreprise pour y apprendre un métier.

Assurément, chacun peut y trouver le job qui lui convient. Outre les coopératives régionales et leurs points de vente, les entreprises commerciales, industrielles et de service du groupe Migros offrent aussi diverses possibilités.

On peut juger de l’intérêt que Migros porte à la formation professionnelle par l’une des promesses de Génération M: durant ces trois prochaines années, 3000 places seront proposées aux jeunes!

Migros Magazine dresse ci-après le portrait de deux jeunes qui accomplissent leur formation professionnelle au sein de l’entreprise.

Un apprenti polyvalent: en fonction aux fourneaux, au comptoir et au bureau

portrait de l'apprenti au comptoir dans restaurant migros
Joshua Krause travaille à Buchs (AG) dans le restaurant Migros logé dans le centre commercial Wynecenter.

Joshua Krause sait cuisiner, calculer, vendre, servir, planifier, organiser. Grâce à ses capacités, il accomplit tous les jours un travail de pionnier. Il poursuit un apprentissage de spécialiste en restauration de système, qui existe en Suisse depuis le mois d’août 2013.

«C’est lors d’une présentation à Bâle que j’ai découvert cet apprentissage, explique Joshua Krause. Je songeais aussi à devenir cuisinier. Mais le profil de ce nouveau métier m’a paru si passionnant et varié que n’ai eu aucune peine à me décider.»

Les spécialistes en restauration de système sont demandés partout où plusieurs restaurants obéissent à un même concept. Par exemple sur les aires de repos des autoroutes, dans les aéroports, les centres commerciaux.

Et, naturellement, à l’enseigne de Migros, qui gère plus de 220 restaurants et take away en Suisse. Le distributeur est très intéressé à pouvoir compter sur des collaborateurs bien formés dans le monde de la gastronomie. Raison pour laquelle il s’est impliqué activement dans la mise sur pied de cette nouvelle formation professionnelle.

Joshua Krause travaille à Buchs (AG) dans le restaurant Migros logé dans le centre commercial Wynecenter: «En tant que spécialiste en restauration de système, je prête mon concours aussi bien à la cuisine qu’au take away. Je sers également à manger et j’exerce aussi mon job au bureau.» Cette diversité est un des grands principes de ce nouvel apprentissage qui tend à relier l’univers de la gastronomie à celui de la vente.

Les spécialistes en restauration de système présentent les offres des restaurants, conseillent les clients et préparent leurs plats. Ils apprennent aussi toutes les opérations inhérentes à la conduite d’un restaurant.

De la commande des vivres au contrôle des aliments en passant par l’élaboration du tableau de service du personnel. Cet éclectisme convient à merveille à Joshua Krause:

Chez nous, les journées types, ça n’existe pas. En raison des tâches à accomplir, toutes sont dissemblables.

Sans compter que nos clients, eux aussi, sont chaque jour différents.»

Joshua Krause est un peu moins enthousiaste quand il doit assurer un service tardif au take away: «Quand il ne se passe pas grand-chose, le temps s’écoule lentement», assure-t-il. «C’est à ce moment qu’on éprouve soudain des douleurs aux pieds à cause de la position debout…», commente-t-il en rigolant.

Des plans de carrière? Pour le moment, Joshua Krause, qui habite avec sa famille, n’en a pas encore. Il n’en est actuellement qu’à la première de ses trois années d’apprentissage. «Il est vrai que travailler un jour comme gérant d’un restaurant ne serait pas pour me déplaire… », conclut-il.

Polymécanicien: le docteur des machines

l'apprenti en train de réparer une machine
Au sein de la centrale de distribution de Migros à Neuendorf (SO), le futur polymécanicien David Fischbacher veille à ce que les installations et les machines fonctionnent sans heurt.

A la centrale de distribution de Migros de Neuendorf (MVN AG) sont stockés près de 45 000 articles (de la tondeuse à gazon à la pizza surgelée).Grâce à une logistique sophistiquée comprenant de nombreux appareils high-tech, les marchandises sont réexpédiées rapidement après avoir été réceptionnées.

Afin que les opérations se déroulent sans trop de pannes, David Fischbacher est à pied d’œuvre. En quatrième année d’apprentissage, il va bientôt terminer sa formation de polymécanicien auprès de MVN AG, avec une spécialisation dans la maintenance des installations et des appareils.

Au moment de se lancer dans l’aventure, il savait déjà quel but il visait. «Très tôt, j’ai décidé de poursuivre mon apprentissage en étudiant la microtechnique à Bienne, explique-t-il.

La formation de polymécanicien avec l’obtention d’une maturité constituent une excellente base.»

Le mot polymécanicien reflète la grande diversité des tâches de la profession. Les polymécaniciens fabriquent des instruments, ils usinent des pièces pour les machines et les outils de production, qu’ils programment, pilotent et surveillent. «C’est très agréable de travailler de manière interdisciplinaire dans les domaines de la mécanique, des moteurs et de l’électronique», reprend David Fischbacher.

Il se souvient de ses débuts dans la profession: «J’ai tout de suite été emballé à l’idée d’effectuer un apprentissage. Jusque-là, en classe, il n’y avait que de la théorie. Tandis que durant mon apprentissage, j’ai vu directement le résultat de mon travail.»

Le Soleurois apprécie aussi la collaboration avec des collègues plus âgés:

«En tant que jeune, quand tu as fini de traîner dans la rue exclusivement avec des potes du même âge que toi, ça t’aide à regarder le monde de manière réaliste!»

Auteur: Andreas Dürrenberger

Photographe: Christian Schnur