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6 août 2012

Migros s’engage

Génération M, le programme Migros dédié au développement durable, s’étoffe de dix nouvelles promesses faites à la génération future. «Migros Magazine» détaille ci-après trois d’entre elles.

Hanan avec sa maman dans un parc
Les cours de l’Ecole-club
Migros ont permis à Amina Mohamed Ali (ici avec 
sa fille Hanan) 
de s’intégrer en Suisse. (Photo: Nathalie Bissig)
Herbert Bolliger, président de la direction générale.
Herbert Bolliger, président de la direction générale.

En février, Migros lançait Génération M, un programme d’engagements en faveur du développement durable. L’opération a débuté avec trente promesses adressées directement à un enfant ou un adolescent.

«Génération M nous incite, dans toutes nos activités, à constamment nous demander ce que nous pourrions faire d’encore mieux pour les hommes, les animaux et l’environnement. C’est pourquoi nous formulons aujourd’hui dix nouvelles promesses», explique Herbert Bolliger, président de la direction générale Migros.

Ces nouveaux serments recouvrent un large spectre de sujets. Parmi eux: la protection de l’environnement. Par exemple, d’ici 2013, Migros ne veut pas seulement collecter et recycler les bouteilles en PET, mais tous les flacons en plastique.

Le distributeur entend aussi assumer ses responsabilités vis-à-vis de la vie en communauté. Avec ses cours de langue, l’Ecole-club apporte ainsi une contribution non négligeable à l’intégration des étrangers. Herbert Bolliger poursuit: «Nous permettons aux immigrés d’acquérir des connaissances linguistiques et les aidons à se sentir mieux dans leur vie de tous les jours ou dans l’exercice de leur métier.» A ce sujet, une promesse a été faite à Hanan, 16 ans (voir plus bas).

Toutes les promesses et infos: www.generation-m.ch

Quand les langues ouvrent des portes

Depuis une année, la Somalienne Amina Mohamed Ali, 38 ans, fréquente l’Ecole-club Migros. «Le plus important pour moi est d’améliorer mes connaissances linguistiques, explique-t-elle. Mais j’aime aussi apprendre l’histoire et la géographie de la Suisse.» Sa fille, Hanan, 16 ans, poursuit: «On leur donne également des conseils sur la manière d’établir le budget du ménage ou sur les caisses maladie.» Comme sa mère est encore à un niveau débutant, c’est elle ainsi que sa sœur aînée, 17 ans, qui jouent le rôle de traductrices dans maintes situations de la vie courante.

«Nous apprécions beaucoup que notre mère effectue des progrès», assure Hanan, qui incarne un des visages du programme Génération M. La promesse qui lui est faite est ainsi libellée: «Nous promettons à Hanan de familiariser 130 000 immigrés à notre langue et à notre culture d’ici 2015.»

En 2011, près de 41 400 personnes ont suivi un cours de l’Ecole-club pour apprendre une de nos langues nationales. A chaque occasion, les enseignants profitent d’expliquer à leurs élèves la culture du pays, tout en leur fournissant des renseignements utiles au quotidien.

Les offices cantonaux du travail, pour qui Migros représente le principal partenaire en matière de formation, apprécient beaucoup ce type de prestations en faveur de la société.

Fuyant la guerre en Somalie, Hanan est arrivée en Suisse en 2002 en compagnie de sa mère et de sa sœur. «Dans mon pays, un morceau de pain a davantage de valeur qu’une vie humaine», témoigne la maman, qui a grandi à Mogadiscio. C’est son père qui lui a parlé de la Suisse alors qu’elle était enfant: «Il a évoqué les deux guerres mondiales qui ont frappé l’Europe et le fait que la Suisse a été épargnée.» D’où son idée de se rendre, loin des hostilités, dans un pays où règne la paix.

Les débuts ont été difficiles. «Nous ne maîtrisions pas du tout la langue, se souvient Hanan. Je suis beaucoup restée chez moi et je ne voulais pas jouer avec mes voisins.» Ce n’est qu’au jardin d’enfants que la situation s’est améliorée.

La jeune fille a récemment terminé son école secondaire et s’apprête à commencer un stage dans une crèche, avec le désir de devenir éducatrice de la petite enfance.

Hanan pratique de plus le basket et adore la natation. Se sent-elle désavantagée ou rejetée du fait de ses origines? «Quand on ne crée pas de problèmes aux autres, les autres ne nous en créent pas non plus», assure-t-elle.

Des places de travail mieux pensées

Le label "Friendly Workspace" vise à améliorer les conditions de travail.
Le label "Friendly Workspace" vise à améliorer les conditions de travail.

La santé et le bien-être dépendent beaucoup des conditions dans lesquelles on est appelé à travailler. Raison pour laquelle Migros s’engage pour que ses collaborateurs puissent œuvrer dans un environnement sûr et sain. A ce titre, onze entreprises Migros ont déjà reçu le label Friendly Work Space. Parmi elles: Micarna, le centre de distribution de Suhr (AG) et certaines sociétés coopératives régionales.

Cette distinction est décernée par Promotion Santé Suisse, une fondation soutenue par la Confédération. Cette institution indépendante examine notamment si les entreprises gèrent de manière professionnelle les questions de santé. Un catalogue exhaustif définit les critères à remplir pour l’obtention du label. Et si la démarche peut paraître abstraite, elle comporte toutefois des obligations concrètes. Entre autres exigences, on insiste sur la formation continue des dirigeants afin que les questions de santé fassent régulièrement l’objet de discussions sur le lieu de travail. Les collaborateurs qui transportent des charges sont par exemple informés sur la manière de ménager leur dos.

Migros est le premier distributeur à avoir reçu le label Friendly Work Space. D’ici à 2015, l’ensemble des dix coopératives régionales ainsi que la Fédération des coopératives Migros (FCM) devraient l’arborer.

Acte pionnier en matière de recyclage

Migros tiendra cette promesse, parmi d'autres.
Migros tiendra cette promesse, parmi d'autres.

En tant que premier détaillant de Suisse, Migros s’engage à reprendre et à recycler toutes les bouteilles en plastique dans ses magasins. Ainsi, les flacons de shampooing, de gel-douche, de produits de nettoyage vont connaître une nouvelle vie et deviendront, par exemple, des gaines de câbles.

Ce faisant, Migros apporte une contribution importante à la préservation des ressources naturelles et à la réduction de CO2.

En 2013, Migros équipera par étapes ses points de ramassage afin de faire face à cet afflux supplémentaire de déchets. Elle entend également informer clairement ses clients – qui ont à maintes reprises appelé de leurs vœux une telle mesure – sur ce qui peut être recyclé. De nombreux citoyens tiennent en effet à éliminer de manière responsable leurs emballages et leurs produits.

Depuis 2009 déjà, la société coopérative Migros Lucerne propose à ses clients de rapporter, en plus des bouteilles blanches de lait, les flacons en plastique – ce qu’ils ne manquent d’ailleurs pas de faire.

Forte du succès de ce projet-pilote, Migros va équiper tous ses magasins de centres de collecte améliorés.

Aujourd’hui, Migros récupère 1000 tonnes de bouteilles de lait chaque année. En élargissant la mesure à toutes les bouteilles en plastique, on augmentera considérablement le volume de déchets collectés. A long terme, sur la base d’un taux de recyclage estimé à 75%, on pourrait en récolter 2000 tonnes supplémentaires par an.

Auteur: Christoph Petermann, Andreas Dürrenberger