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25 août 2014

Migros tient ses promesses

L’enseigne a pris plusieurs engagements dans le cadre de Génération M. Deux fois par an, elle contrôle l’état d’avancement des différents projets et publie les résultats sur son site internet.

lotissementde la caisse de pensions
migros à allschwil
Le lotissement de la Caisse de pension Migros à Allschwil (BL) a été certifié habitat naturel pour les animaux et les plantes (photo: DR).

Le chiffre est ambitieux: à ce jour, le programme de durabilité Génération M compte pas moins de 43 promesses. Trois d’entre elles n’ont été formulées que début juillet (lire ci-contre). Pour toutes les autres, le contrôle semestriel a eu lieu à la fin du mois de juin. Les données ont été examinées par un organe de révision indépendant et publiées sur le site internet dédié (lire l’encadré pour une vue d’ensemble). A cet égard, Migros fait preuve d’une transparence exemplaire en communiquant non seulement les bons, mais aussi les mauvais résultats.

L’enseigne avait promis que, d’ici à 2015, au moins un tiers de ses appareils électriques appartiendraient aux plus hautes classes d’efficacité énergétique. Dans ce domaine, elle mise sur le label Topten, qui distingue les modèles particulièrement économiques. Or, si l’année dernière la part des articles dotés de cette certification était encore de 34%, aujourd’hui elle ne représente plus que 31%. Un recul qui s’explique aisément: «Début 2013, Topten a durci ses exigences pour les télévisions, les machines à café et les congélateurs, précise Sandro Glanzmann, spécialiste de la durabilité auprès de la Fédération des coopératives Migros (FCM). Ainsi, certains modèles qui figuraient auparavant parmi les 10% les plus efficaces du marché ont été déclassés.»

D’après l’expert, ce revers était prévisible, l’adaptation de l’assortiment exigeant un certain temps. En outre, le succès du projet dépend également du comportement des consommateurs. «Mais nous sommes convaincus que nous réussirons à rattraper notre retard d’ici à 2015», assure Sandro Glanzmann.

Des habitats pour la faune et la flore

En revanche, il est probable que d’ici à fin 2015 Migros ait créé, comme elle s’y est engagée, au moins 2,5 millions de mètres carrés d’habitats naturels pour les espèces animales et végétales. En effet, le détaillant utilise tous les moyens à sa disposition pour favoriser la biodiversité autour de ses magasins: il entretient des prairies maigres richement fleuries, végétalise ses toits, plante des arbres et construit des murs de pierres sèches. Avec à la clé une certification de la Fondation Nature & Economie , qui délivre son précieux label dès lors que 30% minimum de la zone périphérique aux bâtiments est aménagée de façon naturelle.

Au début du projet, en janvier, Migros possédait tout juste 700 000 mètres carrés de sols «verts», contre plus de deux millions aujourd’hui. «Nous avons établi de nouveaux espaces dédiés sur de nombreux sites, indique Heidi Oswald, cheffe de projet Ecologie à la FCM. Notamment à proximité des entreprises Micarna, à Courtepin (FR), et Aproz, en Valais, qui font partie du groupe M-Industrie, mais aussi près des centrales et des Golfparcs.» C’est ainsi que sont venues s’ajouter des surfaces allant de 5000 à 340 000 mètres carrés.

«A Allschwil, dans le canton de Bâle-Campagne, nous avons même réussi à faire certifier un lotissement: une première en Suisse», poursuit Heidi Oswald. Dans ce complexe immobilier moderne, qui appartient à la Caisse de pensions Migros, les étangs, les haies et les prés offrent ainsi un refuge aux hérissons, aux pics et aux salamandres.

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Retrouvez toutes les promesses ainsi que leur statut et leur explication sur le site de Génération M .

Auteur: Andreas Dürrenberger