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5 décembre 2016

Miroir, mon beau miroir...

«Un miroir, ça peut tromper énormément. Au point d’induire en erreur le cerveau humain…»

Léonard nous fait voir les limites de notre cerveau.
Léonard nous fait voir les limites de notre cerveau.

1 Léonard a emprunté le miroir rectangulaire de sa maman. Ensuite, il est allé chercher un cutter, un adulte (pas sa maman!) ainsi qu’un carton assez grand pour y glisser le miroir.

2 A l’aide du cutter, l’adulte découpe deux portes sur un côté du carton de manière à pouvoir y glisser les mains et aussi une ouverture sur le dessus à droite (voir photo).

3 Notre savant installe le miroir dans le carton, entre les deux portes, face réfléchissante tournée vers la droite. Pour le faire tenir, son assistant fait une entaille dans le couvercle.

4 Après avoir glissé ses mains dans les ouvertures et braqué son regard sur sa menotte droite et le reflet de celle-ci dans le miroir, Léonard bouge l’index droit, puis le gauche…­

Le phénomène

Ici, notre cerveau reçoit plusieurs informations. D’une part, le système visuel l’informe de la présence de deux mains: la droite et son reflet qu’il interprète comme étant la main gauche. D’autre part, il est renseigné sur la position de la main cachée. Quand les deux mains bougent différemment, il y a donc malaise, car les infos sont contradictoires: ce qui est perçu ne correspond pas à ce qui est vu. Appelé «mirror box», ce dispositif a été inventé pour aider les patients amputés.

Texte © Migros Magazine – Alain Portner

Auteur: Alain Portner

Photographe: Mathieu Rod