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5 août 2013

Miss Suisse 2013: «Zurich est la ville idéale»

Elue Miss Suisse en juin dernier, Dominique Rinderknecht aime sa ville. Pour «Migros Magazine», la belle aux cheveux courts dévoile ses coins préférés.

Miss Suisse 2013
Miss Suisse 2013, Dominique Rinderknecht, sur la terrasse du Poly, à Zurich.

«C’est Miss Suisse, vraiment?» Longue jupe rose fluo et top argenté, une jeune femme au teint hâlé prend la pose debout sur un muret au bord de la Limmat, à Zurich. Son chien Muffin dans les bras, Dominique Rinderknecht reste imperturbable malgré la chaleur écrasante qui s’abat sur la ville en cet après-midi de canicule. A quelques pas, des badauds dégainent leur téléphone portable pour immortaliser la belle, tout étonnés de cette heureuse rencontre. Si, si, c’est bien elle, Miss Suisse 2013, cette jeune Zurichoise de 24 ans que l’on reconnaît au premier coup d’œil grâce à sa coupe de punkette peroxydée.

Une Miss différente des autres

Deux mois à peine après son sacre, la jeune femme n’est plus une anonyme dans sa cité.

Parfois, quand je suis pressée et que quelqu’un me demande de me prendre en photo, c’est un peu difficile, mais en général, je ne refuse pas. Cela fait plaisir aux gens, et faire plaisir me rend heureuse.

Inutile de préciser qu’avec un tel look, Miss Rinderknecht n’est pas non plus passée inaperçue parmi les autres prétendantes au titre. Est-ce cela qui a fait la différence?

«Mes parents m’ont appris à m’ouvrir sur le monde. Avec eux, je peux parler de tout. Ce sont plus que des parents, ce sont de vrais amis.»
«Mes parents m’ont appris à m’ouvrir sur le monde. Avec eux, je peux parler de tout. Ce sont plus que des parents, ce sont de vrais amis.»

Car dans le monde bien coiffé des reines de beauté, la belle détonne après des générations de cheveux longs savamment brushés. «J’ai eu l’idée de cette coupe en novembre de l’année dernière après avoir vu celle de l’actrice et chanteuse américaine Miley Cyrus. J’ai porté très longtemps les cheveux longs et j’avais envie de changer.» Bien lui en a pris. Il faut dire qu’avec une maman hair-make up artiste, celle dont désormais des dizaines de filles veulent imiter la coupe est allée à bonne école.

Ma mère est ma première conseillère. Elle m’a appris comment me maquiller et me mettre en valeur, mais sans en faire une obsession.

Miss Suisse a beau être coquette, elle tient à faire savoir qu’elle a la tête bien faite à l’extérieur comme à l’intérieur. Studieuse, mademoiselle vient d’ailleurs de décrocher un bachelor en médias et communication et n’a pas hésité à insister auprès du comité d’organisation pour passer son dernier examen deux jours avant l’élection. «Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour me préparer, mais heureusement, ça a passé!» Dans la famille Rinderknecht, tout le monde est derrière la belle. Ses parents, même qu’ils sont séparés, étaient présents à son élection, ainsi que ses deux sœurs. Et c’est tout naturellement qu’ils ont soutenu sa candidature. «Mes parents m’ont appris à m’ouvrir sur le monde. Avec eux, je peux parler de tout. Ce sont plus que des parents, ce sont de vrais amis.»

Un amoureux très fier d’elle

Et puis il y a Goek, 32 ans, son petit ami d’origine turque avec lequel elle forme un couple depuis plus de trois ans. Son premier soutien, celui qui lui a amoureusement glissé être «très fier d’elle» au lendemain de son sacre.

Lorsqu’on lui demande si sa soudaine célébrité a changé quelque chose dans leur relation, la jeune femme assure qu’il n’en est rien. «Goek n’est pas jaloux et il comprend ma nouvelle situation. Et si nous devions nous séparer un jour, c’est qu’il devait en être ainsi», lâche-t-elle, philosophe. Ensemble, tous deux rêvent de partir s’installer quelque temps à Istanbul ou dans une métropole comme New York.

C’est qu’à 24 ans, la jeune femme est déjà une globe-trotteuse confirmée. Trois mois au Brésil, puis en Australie sac au dos l’ont confrontée aux réalités des conditions de vie d’ailleurs. «La différence entre ces deux pays est incroyable. Au Brésil, j’ai vu la pauvreté dans les favelas alors qu’en Australie, tout est accessible, comme en Suisse. Nous sommes vraiment des privilégiés.» Si elle aime à parcourir le monde, elle n’en reste pas moins attachée à ses racines. «Je ne me vois pas passer ma vie ailleurs qu’à Zurich. Et si je pars m’installer à l’étranger, ce sera seulement pour quelque temps.»

Oui, Dominique Rinderknecht aime sa ville. «Elle est à taille humaine, au bord d’un magnifique lac, et à une heure des montagnes. La qualité de vie y est excellente. Pour moi, c’est la ville idéale!» s’enthousiasme-t-elle, avant de préciser: «Mais il y a beaucoup d’endroits que j’aime en Suisse!»

Et la Suisse romande? S’y est-elle déjà rendue? «Rarement, reconnaît-elle. Je suis allée un soir à Montreux pendant le Festival de jazz et j’ai trouvé les gens très ouverts. Je connais un peu Lausanne et Fribourg, où j’ai des cousines qui habitent. En revanche, je ne suis jamais allée à Genève.» Mais, elle l’assure, Miss Suisse rendra très bientôt visite aux Romands. En attendant, c’est à Zurich qu’elle les invite.

Dominique Rinderknecht en quelques mots

Date de naissance: 14 juillet 1989.
Fonction: Miss Suisse 2013.
Formation: vient de décrocher un bachelor en médias et communication.
Sa famille: fille de Christian, architecte, et de Helen, artiste hair-make up.
Elle a deux sœurs plus jeunes: Noemi, 20 ans, et June, 10 ans, née d’une seconde union
Situation amoureuse: en couple depuis trois ans avec Goek, 32 ans.
Son chien: «Muffin», un bichon havanais de 4 ans.

Auteur: Viviane Menétrey

Photographe: Lea Meienberg