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20 février 2012

Moins d’émissions de CO2

Les asperges blanches du Pérou sont désormais transportées par bateau.

Péruvienne récoltant des asperges blanches.
Ce sont principalement des femmes qui travaillent à la culture et à la récolte des asperges du Pérou. (Photo: DR)

Les amateurs d’asperges blanches peuvent se réjouir, car ils trouvent à nouveau ces pousses sur les étals de Migros. Certes, ce légume n’est pas encore de saison en Europe, mais on le récolte actuellement en Amérique du Sud, notamment au Pérou, d’où viennent les asperges vendues à Migros.

Si, auparavant, les asperges blanches étaient transportées par avion, cela n’est aujourd’hui plus le cas. Un grand plus pour l’environnement. En effet, les navires frigorifiques acheminent environ 640 tonnes d’asperges d’outre-Atlantique pour Migros, et ce sont ainsi 6000 tonnes de gaz à effet de serre (CO2) en moins qui sont émises. «Selon nos calculs, chaque kilo d’asperges transporté dans des containers frigorifiques par bateau correspond à une émission de 0,9 gramme de CO2, affirme Heinz Schmid, le directeur de l’association Climatop qui s’engage dans la promotion de produits respectueux du climat. Lors des trajets effectués par avion en revanche, cette émission s’élève à 12 kilos de gaz à effet de serre.»

Des conditions de travail équitables

Au Pérou, la région de production des asperges est située au nord du pays, dans un terrain sec et sablonneux proche de la côte. Les possibilités de travail sont rares dans cette zone à l’économie peu développée. La culture et la préparation des asperges ont permis de contenir l’exode local et de donner une perspective d’avenir à la population.

Le principal fournisseur de Migros, la société Danper qui exploite ces cultures d’asperges, a créé dans cette région environ 90 000 places de travail. C’est que la filière est essentiellement manuelle.

Danper garantit le respect de certains standards sociaux, des salaires plus élevés que la moyenne (et payés ponctuellement) ainsi que des horaires de travail réguliers. Des sociétés indépendantes vérifient que ces conditions sont respectées. A noter que ce sont principalement les femmes qui profitent des places de travail proposées par Danper, puisqu’elles occupent près de 60% des emplois.

«Des emballages plus légers»

Philipp Schmidlin (Photo: DR)
Philipp Schmidlin (Photo: DR)

Philipp Schmidlin, département marketing des légumes Migros.

En Europe on récolte les asperges blanches de mi-mars à mi-juin. Comment se fait-il que Migros en propose déjà maintenant?

Nous souhaitons proposer à nos clients un assortiment varié. Les asperges fraîches complètent l’offre de légumes essentiellement suisses. Nous privilégions le bateau, un moyen plus respectueux du ­climat, pour le transport de légumes cultivés outre-mer, tout en exigeant des conditions de travail équitables dans les pays producteurs.

Migros ne propose pas que des asperges blanches mais aussi des vertes…

Oui, nous nous fournissons au Mexique et aux Etats-Unis, jusqu’à la mi-mars environ. Ensuite, nous achetons des asperges espagnoles.

Ces asperges vertes du Mexique et des USA sont-elles aussi transportées par bateau?

Malheureusement non. Les trajets se font en avion. Le transport par bateau dure trop longtemps, et les légumes arriveraient en Europe déjà détériorés. Les ­asperges vertes ne se prêtent pas au transport longue durée en général. Cette année, nous avons par contre amélioré la qualité des emballages et réduit leur poids, ce qui permet de diminuer les émissions de CO2.

Auteur: Daniel Sägesser