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4 janvier 2014

Moins de sel dans les plats prêts à l'emploi

Migros s’efforce en permanence de réduire la teneur en sel de ses produits prêts à l’emploi, une consommation excessive de cet ingrédient pouvant nuire à la santé.

Les Suisses absorbent en moyenne neuf grammes de sel par jour, soit près de deux fois la quantité recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les Suisses absorbent en moyenne neuf grammes de sel par jour, soit près de deux fois la quantité recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). photo: Istockphoto

Jadis, le pain et le sel représentaient des cadeaux de premier choix pour qui emménageait dans une nouvelle maison. Si le second, difficile et coûteux à produire, était considéré un peu partout comme un article de luxe, il constituait déjà l’une des composantes essentielles de l’alimentation.

Un à deux grammes de sel par jour sont nécessaires pour réguler la quantité d’eau dans l’organisme, favoriser la digestion et assurer le bon fonctionnement du système nerveux. Ce condiment fait en outre ressortir la saveur des aliments et prolonge leur durée de conservation. Cependant, les Suisses en absorbent en moyenne neuf grammes par jour, soit près de deux fois la quantité recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Une consommation excessive de sel est en effet soupçonnée de favoriser l’hypertension et les maladies cardiovasculaires.

Les produits transformés comptent parmi les principaux responsables de ce déséquilibre, comme l’indique Annina Erb, responsable Alimentation et Santé à Migros: «Quelque 70 à 80% du sel que nous ingérons provient de cette catégorie d’aliments, qui comprend le pain, le fromage, les soupes, les plats préparés et les produits carnés.»

Migros contribue à promouvoir la santé de ses clients

Migros a depuis longtemps réduit la teneur en sel de ses pains. Dans le cadre de Génération M, l’enseigne avait en outre promis qu’elle en ferait de même pour 170 produits prêts à l’emploi d’ici fin 2012 afin de soutenir une initiative de l’OFSP (Office fédéral de la santé publique) et de promouvoir la santé de ses clients.

A cette date, le distributeur avait respecté son engagement à hauteur de 80%, c’est-à-dire pour 140 produits. «Nous nous sommes rendu compte que pour plusieurs articles, les clients n’étaient pas prêts à accepter la contrepartie gustative d’une baisse brutale de la teneur en sel, explique Annina Erb. Nous avons donc préféré une réduction progressive, qui a pris plus de temps que prévu.»

Mais si Migros a manqué de peu son objectif, elle n’est pas restée inactive pour autant: «L’année dernière, nous avons poursuivi sur cette voie et sommes parvenus à diminuer étape par étape la teneur en sel de 20 soupes et plats prêts à l’emploi supplémentaires», se réjouit la collaboratrice de Migros.

Les nouvelles recettes de plats «convenience» ont été scrupuleusement testées – diverses quantités de sel y ont été ajoutées avant dégustation. Résultat: les produits sélectionnés étaient moins salés, mais tout aussi savoureux que leur variante originale.

© Migros Magazine - Andreas Dürrenberger

Auteur: Andreas Dürrenberger