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7 novembre 2016

«Nous investissons dans la qualité»

La récolte des olives dure d’octobre à décembre. Pour Remo Thalmann, responsable des huiles d’olive vendues à Migros, il faut s’attendre à une faible production cette année. Interviewé sur le sujet, il explique les conséquences pour le client.

Peloponnese
Les olives grecques du Péloponnèse entrent actuellement dans la composition de l’huile d’olive vendue à Migros sous la marque Alexis Koroneiki.

Remo Thalmann, la récolte des olives a commencé en octobre en Espagne, en Grèce et en Italie. Comment se présente-t-elle?
Certains indices semblent indiquer que l’année sera difficile. Nous en saurons plus en décembre, lorsqu’une grande partie de la récolte sera effectuée.
Quels sont ces indices?
L’Espagne a dû affronter une sécheresse cette année. Cela signifie que les olives seront un peu plus petites que d’habitude et que la production sera plus faible. La situation italienne n’est pas mieux: après une année 2014 déjà marquée par des rendements historiquement bas, la mouche de l’olive a encore fait des ravages dans les oliveraies. Elle commence même à se répandre dans certains coins en Grèce où elle a déjà détruit une partie des arbres. Là aussi, la production sera sans doute inférieure aux prévisions.
Quelles seront les conséquences pour le consommateur?
Si la production baisse en Espagne, en Italie et en Grèce, les trois principaux pays producteurs, la pression sur les prix va augmenter. Grâce aux relations de longue date que nous entretenons avec nos partenaires sur place, nous sommes très proches du marché; nous nous efforcerons donc de répercuter le moins possible les augmentations sur le prix de vente.

En avril dernier, l’émission des consommateurs «Kassensturz» a testé différentes huiles premium «Extra Vergine»*. Or la moitié d’entre elles, dont une huile Migros, ne satisfaisaient pas aux exigences qualitatives. Comment réagissez-vous?
Nous prenons cette critique très au sérieux et nous y réfléchissons avec des experts externes, notre département de la gestion de la qualité et nos fournisseurs. Nous investissons beaucoup de temps et d’argent pour garantir la qualité de nos huiles. Celles-ci font ainsi l’objet de contrôles réguliers dans un laboratoire accrédité par l’«International Olive Council».

Que contrôle-t-on?
Pour avoir le droit à l’appellation «Extra Vergine», les huiles doivent passer des analyses chimiques et sensorielles sévères. Si les tests ne sont pas probants, elles n’arrivent jamais dans les rayons de Migros. L’analyse des différents tests réalisés ces dernières années par les magazines des consommateurs montre que Monini, une huile vendue par Migros depuis trente ans, figure toujours dans le peloton de tête.
Quelle est la différence entre une huile d’olive M-Budget et une «Extra Vergine»?
L’huile d’olive M-Budget répond elle aussi aux critères de qualité «Extra-Vergine». C’est un bon produit, même si, sur le plan du goût fruité, de l’amertume et de la puissance, elle ne peut pas rivaliser avec une huile Monini. 

*«Extra Vergine» est une catégorie de qualité de l’huile d’olive: l’huile doit présenter une saveur irréprochable, avoir été traitée mécaniquement et non chimiquement et avoir été pressée à froid

Remo Thalmann, Category Manager accompagnements et condiments à Migros (photo: Marc Doradzillo).

Auteur: Thomas Tobler