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20 octobre 2014

Migros s’engage pour le bien-être des animaux

Migros s’engage à l’étranger pour l’introduction des standards suisses en matière de bien-être animal. Daniel Häfliger, en charge de l’assortiment viande à Migros, nous en dit plus.

dindes dans leur enclos
Depuis 2013, les dindes des fournisseurs hongrois de Migros ont accès à un jardin d’hiver couvert et bénéficient de la lumière du jour.
Daniel Häfliger est responsable de l’assortiment viande, volaille, poisson et charcuterie à Migros.
Daniel Häfliger est responsable de l’assortiment viande, volaille, poisson et charcuterie à Migros.

Daniel Häfliger, d’ici 2020, tous les articles ­Migros en provenance de l’étranger devront être produits selon les normes helvétiques en matière de bien-être animal. Quelle est la situation actuelle?

Nous sommes sur la bonne voie. En novembre 2013, Migros est devenue la première enseigne de distribution suisse à proposer de la viande de dinde hongroise produite conformément aux standards helvétiques. En ce qui concerne le lapin, nos fournisseurs magyars se sont pliés à nos conditions dès 2012.

Et qu’en est-il du poulet?

La guerre des prix entre les discounters européens a poussé certains sous-traitants à adapter leur production, avec pour conséquence une dégradation du bien-être animal. Mais Migros ne ferme pas les yeux sur ces pratiques. Dès l’année prochaine, notre assortiment comportera pour la première fois des articles à base de poulet provenant d’élevages respectant les normes suisses. Il s’agit là d’un nouveau pas essentiel dans la réalisation de notre promesse ambitieuse.

Quels sont les changements concrets ap­portés à l’engraissement des volailles à l’étranger?

Les animaux doivent pouvoir bénéficier des mêmes conditions suisses d’élevage. Ainsi, ils auront par exemple plus de place à disposition et jouiront de la lumière naturelle afin qu’ils continuent à profiter des cycles jour/nuit. Comme pour le cas des dindes, nous travaillerons à l’application de ces mesures sur place avec la Protection suisse des animaux (PSA).

Migros n’a-t-elle pas d’autre choix que d’importer de la viande de poulet?

Nous souhaiterions pouvoir proposer davantage de poulet suisse. Mais pour répondre à la demande actuelle, nous sommes obligés d’importer de la viande, et ce, à hauteur de 25%.

L’amélioration des conditions de vie des animaux a un coût. Les clients devront-ils débourser davantage à l’avenir?

En Hongrie, les travaux effectués dans les poulaillers ont effectivement engendré des dépenses supplémentaires. Pour le moment, c’est Migros qui les assume, mais l’année prochaine, nous relèverons de 10% en moyenne le prix des articles de dinde issus d’une production respectueuse des bêtes. Nous sommes convaincus que nos clients se soucient du bien-être animal et que beaucoup d’entre eux sont prêts à payer un peu plus pour nous aider à mener à bien notre projet.

Auteur: Christoph Petermann

Photographe: Jorma Müller