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31 août 2015

La tête dans les nuages

Si le météorologue Olivier Codeluppi scrute le ciel, c’est pour établir les prévisions météo pour la région romande. Et pour mettre en garde contre des phénomènes climatiques potentiellement dangereux.

Olivier Codeluppi  s'assure grâce à des jumelles que les feux du Petit-Lac sont bien enclenchés.
Olivier Codeluppi s'assure grâce à des jumelles que les feux du Petit-Lac sont bien enclenchés.

Ici, pas de grenouille ni d’échelle. Mais des dizaines d’écrans, de cartes du ciel et d’images satellites.

Olivier Codeluppi est météorologue au Centre régional ouest de Météosuisse à Genève, dans le bâtiment qui abrite aussi l’Organisation météorologique mondiale. Ingénieur géologue de formation, le Genevois a d’abord travaillé pour un bureau de consultant spécialisé dans la recherche et l’exploitation du sel.

En 1992, il se voit forcé de trouver un nouvel emploi et se réoriente, «un peu par hasard», vers la météo: «La Radio suisse romande cherchait à engager des météorologues, pour établir et présenter les prévisions sur les ondes. J’ai tenté ma chance… Et ça a marché!»

Cette «riche expérience» durera treize années, jusqu’à ce qu’Olivier Codeluppi rejoigne Météosuisse. Aujourd’hui responsable du service à la clientèle et remplaçant du chef de centre, il occupe encore 60% de son temps à établir des prévisions météorologiques. «Le métier a beaucoup changé. En raison d’internet notamment, qui nous oblige à être plus réactifs.» Le public est aussi devenu plus exigeant.

Même si nos outils sont toujours plus performants, cela reste des prévisions, et donc pas des certitudes!»

La tâche reste ardue, surtout pour un territoire comme la Suisse. Réduit, certes, mais «où les nombreux reliefs ajoutent des inconnues à l’équation.»

Une journée avec Olivier Codeluppi

Texte © Migros Magazine – Alexandre Willemin

Auteur: Alexandre Willemin

Photographe: Yannic Bartolozzi