Archives
13 avril 2015

On est tous le chien de Pavlov

Le saviez-vous? La chronique d'Isabelle Kottelat.

Le saviez-vous? La chronique d'Isabelle Kottelat dessin
Le saviez-vous? La chronique d'Isabelle Kottelat.
Isabelle Kottelat photo
Isabelle Kottelat.

C’est l’un des chiens les plus connus de l’histoire, celui à l’origine des premières expériences de psychologie: le chien de Pavlov – du nom du médecin russe Ivan Pavlov.

A la fin du XIXe siècle, ce brave toutou se voyait apporter sa gamelle de nourriture en même temps qu’une cloche sonnait. Au bout de quelques fois, l’animal salivait rien qu’en entendant la cloche, même sans rien recevoir à becqueter.

Et il paraît que ça marche aussi dans l’autre sens. Que le chien pense à une cloche quand on lui apporte à manger? Ça reste à prouver. Mais une étude belge et américaine publiée en 2013 a montré, via l’imagerie cérébrale, que des singes voyaient des images associées à un jus d’orange.

Tout ça, grâce à la dopamine, un neurotransmetteur fortement impliqué dans la capacité à associer un stimulus à un événement agréable. Autrement dit, l’une des principales molécules chimiques dont notre cerveau regorge et qui nous pousse dans nos comportements les plus inavouables, de nos désirs de grignotage aux addictions au sexe, aux jeux d’argent ou aux drogues. L’homme anticipe tellement la sensation agréable qu’il va déjà mieux rien que d’avoir sur lui la substance en question.

Texte © Migros Magazine – Isabelle Kottelat

Auteur: Isabelle Kottelat