Archives
31 octobre 2016

Luce Bron, la danseuse lauréate des Prix d’études du Pour-cent culturel Migros

Cette récompense conforte dans son choix de carrière cette Jurassienne de 20 ans exilée à Genève, qui danse depuis l’âge de 4 ans avec des étoiles dans les yeux.

Luce Bron suit une formation de danseuse interprète.

Vocation précoce

Danser, toujours et encore, du soir au matin. «J’avais 4 ans et demi lorsque j’ai été voir Cendrillon avec l’école, chez moi, à Boécourt (JU). Le spectacle m’a fascinée. J’ai très vite commencé à prendre des cours à Delémont», se souvient Luce Bron. Depuis l’automne 2014, c’est du côté de Genève que cette brune Jurassienne se consacre tout entière à son art. « Dance Area a lancé cette formation pluridisciplinaire de danseur interprète il y a quelques années. J’en avais entendu parler, je me suis inscrite à l’audition et j’ai été prise.»

A 20 ans, Luce Bron semble bien partie pour transformer sa passion en une belle carrière. Début juillet, la jeune fille a reçu l’un des sept Prix d’études annuels du Pour-cent culturel Migros attribués à de jeunes talents. Très volontaire, elle avoue ne pas avoir forcément une confiance inébranlable en ses capacités. Mais gagner un prix a renforcé sa conviction qu’elle s’engageait dans la bonne direction et qu’elle allait y arriver.

Son rêve? Etre engagée par l’une de ses troupes préférées comme le Tanz Theater à Lucerne ou le Nederlands Dans Theater à La Haye. Et en attendant, Luce Bron travaille sans relâche sa technique comme son expression artistique avec une intensité qui n’a pas échappé au jury du Pour-cent culturel malgré un plateau particulièrement relevé.

Une journée avec Luce Bron

8 h 00 Réveil en musique«J’habite à la Jonction, pas très loin de mon école. J’aime bien m’y rendre à pied en écoutant de la musique au casque. Je suis dans ma bulle, ça me réveille en douceur.»

8 h 30 Préparation«Il faut s’être échauffé avant le début de la classe, du coup je suis toujours là vers 8 h 30, une bonne demi-heure avant. On travaille avec le corps et le mouvement, du coup nos habits sont toujours assez moulants.»

9 h 00 Leçons de technique «C’est l’heure du début des cours, avec une matinée plutôt consacrée à la technique. Nous avons tous à peu près le même âge, c’est très sympa.»

Les chaussons et le justaucorps «En plus de cours d’acrobatie, de chant ou de théâtre, notre formation aborde tous les styles de danse. La technique classique reste naturellement primordiale. Et demande beaucoup d’efforts.»

12 h 00 Pause gourmande«En général, je me suis préparé quelque chose dans ma chambre que je loue chez une dame. Ensuite, nous nous retrouvons souvent ici au Royal Karoma, un bar à café italien très sympa juste en face de l’école. Les pâtisseries et le café sont délicieux.»

13 h 00 Reprise«L’une des originalités de la formation chez Dance Area est la pluridisciplinarité. Je suis aussi des cours de théâtre et de chant, après avoir fait de l’acrobatie l’an dernier.»

20 h 00 Le rituel du soir«C’est comme un rituel. Tous les soirs, je téléphone à ma mère. J’aime bien lui raconter ma journée, parler avec elle. Parfois, je dois rester à Genève le week-end et mes attaches me manquent…»

Texte: © Migros Magazine | Pierre Léderrey

Auteur: Pierre Léderrey

Photographe: Christophe Chammartin