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8 août 2016

Le piment, c'est culturel

Annick Jeanmairet, journaliste culinaire, commente sa photo de la semaine.

Du piment en Inde.

Annick Jeanmairet, journaliste culinaire.

«Le piment, oui c’est chaud, bien sûr c’est brûlant, mais non, pas toujours. Si on veut connaître sa force, on consulte l’échelle de Scoville, sorte de Richter du piment. Ça commence à 1 pour le Paprika doux de Hongrie, ça monte à 4 pour l’Espelette du Pays basque, à 8 pour le torride Cayenne et à 10 pour le volcanique Habanero.

Some like it hot», comme en Inde, où cet agriculteur dépose ses piments sur un toit afin de les sécher.

Ici, c’est plutôt le contraire. «Pas trop pour moi», «Un chouïa alors», «Euh… c’est possible sans?» Le piment, c’est culturel. On est habitué. Ou pas. Moi j’adore. Autant dire que pour convaincre mes contemporains, j’ai encore du boulot...»

Texte © Migros Magazine – Patricia Brambilla

Auteur: Patricia Brambilla