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10 septembre 2012

Pierre qui roule…

Des JO de Londres à la pierre d'Unspunnen, Marie-Thérèse Porchet, née Bertholet, nous parle de sport.

Portrait de Marie-Thérèse Porchet
Portrait de Marie-Thérèse Porchet, née Bertholet

Les athlètes suisses ont réussi à faire oublier leur médiocre bilan aux JO de Londres en remportant quatre fois plus de médailles aux Jeux paralympiques. Quand on analyse les résultats globaux, on se demande même s’ils n’ont pas simplement inversé les délégations, c’est-à-dire envoyé tous les athlètes valides aux paralympiques et tous les handicapés trois semaines plus tôt! Totalement désespérant, ces Jeux! Les rares fois où un de nos sportifs battait le record de Suisse, il était quand même éliminé. C’est terrible, ce pays où même quand on se surpasse, on est en dessous de tout!

Enfin presque. Soyons honnêtes, cet été nous a aussi confirmé que la Suisse est la plus forte dans n’importe quelle discipline, pourvu que ce ne soit pas une discipline olympique. Par exemple, dans la transmission de données bancaires à l’administration fiscale américaine, là, on est les plus rapides… Autre sport très prisé en Suisse: le basejump, qui consiste à se jeter en bas d’une falaise de plusieurs centaines de mètres, en chute libre, en ouvrant son parachute le plus tard possible. Certains des employés de banque dénoncés ont même le sentiment de le pratiquer sans parachute! Pendant que leurs patrons se font dorer le leur… La médaille pour les uns, le revers pour les autres.

De toute manière, le seul Suisse qui ait ramené quelque chose de l’étranger cet été, c’est le patron de la police valaisanne. Médaille de marbre pour Christian Varone. C’est malin, maintenant tous les Turcs qui voyagent en Suisse vont vouloir se venger. Avec un peu de chance, il y en a un qui va nous piquer la pierre d’Unspunnen. J’espère pour lui qu’il ne voyagera pas avec Easyjet, parce que avec plus de soixante kilos d’excédent de bagages, ça va faire cher la vengeance.

Finalement, pendant ces JO, c’est Lausanne, notre ville olympique, qui a sauvé l’honneur en se distinguant au lancer du poids, puisqu’elle a réussi à envoyer Daniel Brélaz jusqu’à Londres. Et lui au moins, il a rien piqué! Sauf un petit roupillon…

Nos chroniqueurs sont nos hôtes. Leurs opinions ne reflètent pas forcément celles de la rédaction.

Auteur: Marie-Thérèse Porchet, née Bertholet