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27 février 2017

Pourquoi y a-t-il des enfants pauvres?

Christin Kehrli, responsable du secteur études à la Conférence suisse des institutions d’action sociale (CSIAS), répond à la question de Diane, 8 ans.

Une question de Diane, 8 ans.

Christin Kehrli, responsable du secteur études à la Conférence suisse des institutions d’action sociale (CSIAS).

«Quand j’ai lu ta question, je me suis d’abord demandé pourquoi tu l’avais posée. As-tu vu un enfant affamé à la télévision? Ou as-tu remarqué qu’un de tes amis à l’école, ici en Suisse, n’avait pas autant de jouets et de vêtements que les autres et ne pouvait ni partir en vacances ni t’accompagner au cinéma? Dans les deux cas, je peux te dire que les richesses de ce monde ne sont pas réparties de manière équitable entre tous les hommes, femmes et enfants. Les chances de mener une vie agréable, sans souci, varient d’un enfant à l’autre, selon qu’il soit né dans une famille riche ou une famille pauvre.

Mais cette réalité peut évoluer grâce à l’école. Si un enfant, même issu d’une famille pauvre, réussit à terminer un apprentissage ou à faire des études à l’université, il aura la possibilité de gagner sa vie correctement et de mener une vie agréable à l’avenir.

Il faut tout de même savoir qu’en Suisse, la pauvreté est fortement liée à la formation. Les parents qui n’ont pas fait d’apprentissage ou qui ont quitté tôt l’école ne trouvent pas facilement un travail qui leur permette de gagner un salaire suffisamment important pour payer toutes les factures de la famille. Dans d’autres pays frappés par la guerre ou la sécheresse, très souvent, il n’y
a même pas d’écoles et, de ce fait, la pauvreté est très répandue. Voilà déjà quelques éléments de réponse. C’est bien de s’intéresser à la situation des plus démunis!»